Voyez la figure
histoire de l’habitation.
entrée dans un premier et deuxième vestibule, où se tiennent les serviteurs qui accompagnent les personnages appelés près du roi. Voici la cour majeure C, consacrée au Logement spécialement réservé au roi, au sérail. Sur le côté sud donne une salle précédée d’une seconde cour longue et d’une épaisse muraille percée d’une grande porte et d’une seconde plus petite. C est dans cette salle et cette cour que sont réunies les personnes appelées par des différends soumis au jugement du roi. Les plaideurs de haute lignée entrent par la grande porte, les autres par la petite; mais les uns et les autres ne peuvent être introduits dans la salle D que quand ils se sont fait connaître par l’officier posté à la petite porte E. L’heure des plaids venue, tous traversent la cour et se dirigent vers les salles du nord F et G. Le roi est assis sur un trône placé en H, et, successivement passant par la porte I, sont appelés les plaideurs. Vous voyez comme est éclairée cette seconde salle G. Une demi-coupole ouverte sur le ciel pose sur le berceau de voûte, au centre de la salle (fig. 5i).
— Mais c’est très-beau cela, dit Épergos; que t’en semble, Doxi?... Avoue que ,1e vieux Zulul avait bien tort de vouloir interdire à ce pauvre Kabu la construction des voûtes, car voilà, ma foi, une nouvelle application heureusement faite de cette première idée.
« En effet, puisqu’on faisait des berceaux, il n’en coûtait guère plus de faire des coupoles et des demi-coupoles. Mais celle-ci est habilement portée. Es-tu le premier qui aies fait emploi de ces sortes de voûtes? — Oh! non, reprit l’architecte. Il y a déjà longtemps qu’on en élève de cette sorte et elles sont plus faciles à construire encore que ne sont les berceaux. Ici ces demi-coupoles s’ouvrant sur les terrasses du palais ont l’avantage de donner à l’intérieur de ces salles une belle lumière, sans y laisser trop pénétrer les rayons du soleil. D’ailleurs on pose habituellement des
INTÉRIEUR D’UNE SALLE 1)U PALAIS ASSYRIEN (p. Mo).
entrée DE la salle du trône du palais ASSYRIEN (p. 1 4 1 )
voiles devant ces ouvertures, et ainsi la lumière est douce et l’air circule librement. De ce côté, continua l’architecte, il n’y a pas de passages pour pénétrer dans les bâtiments du nord, et il nous faut passer de nouveau dans la grande cour. — Laisse-moi, dit Épergos, admirer cette porte de la première salle (fig. 52).
« Que signifient ces taureaux ailés à face humaine qui forment les pieds-droits de l’entrée* et entre les jambes desquels on a gravé de longues inscriptions ? — Les inscriptions rappellent les travaux du roi *, quant aux taureaux ailés, ces représentations appartiennent aux choses sacrées, et il est interdit d’en parler.
« Regardez au-dessus ces palmiers faits de bois de cèdre revêtu de lames d’or qui accompagnent cette peinture émaillée représentant une chasse royale, et ces mâts terminés par des disques d’or. — Tout cela est merveilleux, mais je vois que les parements sont très-fréquemment décorés de gros cylindres verticaux comme des troncs d’arbres juxtaposés. — Oui, c’est là une tradition des premières constructions de nos aïeux, lesquelles étaient faites de troncs d’arbres juxtaposés, et bien que l’on construise en brique, on a gardé le souvenir de cette structure primitive. — En elfet, j’ai vu en Médie des maisons ainsi bâties. — C’est par les deux salles KL1, disposées comme le sont celles que vous venez de voir et qui servent à contenir les officiers de service au palais, que l’on pénètre dans le sérail qui renferme trois cours MNO, et les chambres du roi. Vous observerez que ce quartier est fermé complètement et ne communique aux bâtiments du nord-est que par une seule porte a . C’est dans ces bâtiments du nord-est, qui possèdent deux cours P et R, que demeurent les officiers attachés au service du prince, qui ont leur entrée spéciale par la porte S, par Tes*