Voyez la figure
calier b et la rampe pour les chars A'. Ce quartier est de même isolé des autres.
« Maintenant, passons à l’angle sud-est.
« Remarquez qu’on n’y peut pénétrer de l’extérieur que par la porte/ et de la cour du sérail par la porte g. C’est ici le quartier des provisions de bouche et des cuisines qui possède aussi sa cour T. Les provisions sont rangées avec le plus grand ordre dans les salles ttuuu. Le service apporte les repas du prince en passant par la porte g et en entrant dans les grandes salles du sérail, où parfois des repas de jour sont donnés à de hauts personnages ou dans les appartements privés.
« Toutes ces salles sont voûtées en berceau. Mais voici la partie la plus intéressante de la villa et que je puis vous montrer puisqu’elle n’est pas encore occupée. C’est le harem, situé à l’angle nord-ouest. On ne peut pénétrer dans ce quartier que par la seule porte V, par le petit vestibule V' et le deuxième vestibule V". Là, en X, est une longue cour dans laquelle se tiennent les gardes eunuques. Le harem proprement dit possède sa cour, sur laquelle donnent deux petites chambres ee pour les femmes auxquelles est confiée la garde des enfants, deux grandes salles h h réservées aux enfants qui demeurent dans le harem jusqu’à l’âge de cinq ans, deux autres salles / 1 dans lesquelles les femmes passent leurs journées et les pièces sacrées m m destinées au prince lorsqu’il demeure dans son harem. Les pièces sont séparées des murs d’enceinte par des cours d’isolement dans lesquelles donnent les logements des eunuques pppppp.
« Sortons et allons voir l’observatoire établi à l’angle nord-ouest de la plate-forme en Z. Cet observatoire a soixante-dix coudées de hauteur et sa base carrée a quarante coudees sur chaque face. On monte à la plate-forme qui couronne son sommet par des rampes inclinées dont le
développement est de quatre cent quatre-vingt-quatre coudées. Cet observatoire est, comme tout le reste, bâti en briques crues avec revêtement de pierre à la base et quelques parties de briques émaillées. Chacun des murs des rampes formant un étage est peint de couleurs différentes.
Le premier est noir, le second blanc, le troisième orange, le quatrième bleu, le cinquième écarlate, le sixième argenté et le dernier doré. Voyez comme il brille au soleil! Voulezvous monter au sommet? — Volontiers,» dit Épergos-, et il se mit à gravir lestement les rampes, pendant que Doxi et l’architecte montaient plus doucement. La figure 53 pré-
sente la vue cavalière d’une partie du palais prise de l’angle sud-ouest.
De la plate-forme supérieure de l’observatoire la vue était admirable. A l’horizon, vers le sud-est, on voyait se dessiner la ville des Ninivites, déjà grande et dont le centre était occupé par des palais aux murailles élevées. Le Tigre, divisé en plusieurs bras laissant émerger entre eux des îles couvertes d’une riche végétation et de maisons de campagne aux murailles et terrasses blanchies, entraînait, dans son cours rapide, quantité de radeaux circulaires soutenus par des outres remplies d’air et montés chacun par une demidouzaine d’hommes qui descendaient ainsi des provisions de toutes sortes à la ville. Au delà du fleuve, une chaîne de collines suivait ses rives, les sommets arides contrastaient avec la nappe de sombre verdure qui couvrait les basses rampes. A l’est, s’étendait une immense plaine toute rayée de canaux dont les eaux brillaient au soleil comme des lames d’argent et du sein de laquelle s’élevait, de distance en distance, un monticule factice surmonté d’un édifice : autant de demeures de personnages puissants entourées de jardins bien entretenus. Au nord, le cours sinueux du Tigre se perdait dans des bandes de collines bleues qui s’élevaient successivement jusqu’à l’horizon d’une limpidité merveilleuse.
Épergos, le menton appuyé dans sa main, accoudé à la balustrade supérieure, semblait perdu dans sa contemplation. « Eh bien! dit l’architecte en lui touchant le bras, n’est-ce point là un beau site pour observer le ciel ? — Et aussi la terre, répondit Épergos. Mais, dis-moi, quelle est cette grande enceinte carrée que je vois disposée là, dans la plaine, qui me paraît avoir un stade de côté ou environ et dont Faire est complètement dépourvue de végétation ? — C'est l’enceinte destinée aux chasses royales. — Comment cela ? — Aujourd’hui, si l’on veut chasser le lion, très-
commun autrefois dans ces plaines, il faut aller loin vers le nord ou vers l’ouest. Le roi n’a pas le loisir d’entreprendre ces longues chasses. Des serviteurs, dressés à cet effet, font porter avec eux de grandes cages et, par artifice, arrivent à prendre, dans la montagne, des lions et lionnes sans leur faire de mal. On les transporte dans les résidences royales et, quand le souverain veut se donner le plaisir de la chasse, il fait entourer cette enceinte de soldats, couverts de grands boucliers et armés de forts épieux, puis on roule les cages dans l’enclos. Le roi monte alors sur un char, son cocher près de lui, et deux chasseurs qu’il désigne, armés de lances. Puis on ouvre les cages-, les soldats poussent de grands cris; les bêtes sauvages, affolées, courent de tous côtés; le roi les poursuit et, du haut de son char, les couvre de flèches. Parfois les bêtes blessées, furieuses, se jettent sur les chevaux ou sur les roues; alors les deux aides, armés de lances, les abattent. — Mais ce jeu me paraît quelque peu dangereux. — Tout dépend du cocher; si celui-ci est habile, il sait éviter les bêtes et présenter à son maître l’occasion favorable de tirer ; le roi actuel prend grand plaisir à ces chasses et y est fort adroit. Il lui est arrivé de tuer ainsi, dans une soirée, une douzaine de lions et de lionnes. Aussi le roi accorde-t-il de grandes faveurs à un cocher expérimenté et prompt. Mais, s’il arrive quelque accident, si le char est arrêté dans sa course par quelque lion furieux s’attachant aux flancs du cheval, si le roi est en péril, oh ! alors, malheur au cocher! — Et que lui arrive t-il ? — On le cloue à une croix ou on lui enfonce un pal dans la poitrine et on le laisse mourir ainsi. — Ces supplices sont réservés aux cochers maladroits ou malheureux ? — N on point.... Tenez, regardez de ce côté, un peu à droite du champ de la chasse.... Voyez-vous ces pieux, ces croix en grand nombre? — Oui, en effet.... Mais il me semble même que des corps sont attachés à ces bois ? — Oui, ce
sont huit cents révoltés des provinces du Nord, amenés ici devant le roi, car lui seul pouvait ordonner leur supplice. — Et il Fa fait ? — Certes ! Distinguez-vous aussi ces nuées d’oiseaux de proie qui planent au-dessus de ces gibets? »
Épergos se détourna. « Oh ! ce ne sont que les plus coupables, continua l’architecte, dix mille ont été retenus comme esclaves et travaillent aux canaux, aux murs, font des briques et apportent des matériaux. Comment pourrions-nous avoir des ouvriers pour faire ces immenses édifices, si l’on ne mettait à notre disposition des esclaves en nombre considérable? D’autant que ces travaux en font mourir beaucoup, car il n’est pas sain de remuer les limons pendant la saison chaude. Depuis que ce palais est commencé, nous avons perdu plus de deux mille ouvriers. — Mais, si une paix longue enlevait à votre souverain l’occasion de fournir ses domai :es d’esclaves ouvriers en quantité suffisante, que feriez- vous ? — Cela est arrivé quelquefois*, alors on envoie des émissaires dans les provinces du Nord, du côté de la Médie et au delà, lesquels ont pour mission de faire soulever ces populations toujours mal soumises. Provoquées par ces agents, elles refusent de payer les tributs, ou interceptent les messages, ou massacrent des agents royaux. Le roi envoie une armée, le pays est pillé et on emmène la population en esclavage tout entière } ainsi, nos chantiers sont de nouveau garnis, et en mettant en croix quelques-uns d’entre eux, considérés comme les plus coupables, cela en présence des esclaves assemblés, ceux qui sont épargnés deviennent soumis et dociles comme des jeunes filles et travaillent sans murmurer. — Voilà des palais qui coûtent cher », dit tout bas Épergos à Doxi, et à l’architecte : « Mais la crainte des supplices ne fait pas des sculpteurs et des peintres. — Oh ! pour ces travaux délicats, c’est autre chose. Nous possédons des corporations de sculpteurs, de peintres, soumis à des règles sévères ; ces artisans sont instruits dans
HISTOIRE DE l’ H A BIT AT 10 N.
des écoles dirigées par des maîtres sous une direction sacerdotale, car rien ne doit être fait contrairement à la religion. Ces hommes sont libres et vivent en commun dans des quartiers qui leur sont assignés, et ce qu’ils gagnent est au profit de la corporation, chargée de l’entretien de chacun de ses membres. » Un homme apparut en ce moment sur la plate-forme et dit quelques mots à l'architecte. « Il me faut descendre, dit celui-ci aux deux compagnons, un message me vient de la cour; mais ne vous pressez pas. Tenez, leur dit-il en leur présentant une petite plaque de plomb sur laquelle étaient imprimés des signes, avec ceci, vous pouvez parcourir le palais sans moi ; nous nous retrouverons après le coucher du soleil. »
Epergos et Doxi demeurèrent encore quelques instants sur la plate-forme.
Les ombres s’allongeaient dans la plaine et semblaient des nappes de lapis déroulées peu à peu sur un tapis d’or. Le fleuve prenait des reflets plombés, tandis que les habitations scintillaient comme des topazes au milieu de la verdure empourprée par les rayons obliques du soleil. Du côté du couchant, tout paraissait flamme et on voyait se dessiner à l’horizon, à travers l’atmosphère embrasée, de longues bandes rougeâtres. On entendait au loin des chants d’ouvriers et de cultivateurs. Les terrasses du palais commençaient à prendre des tons lilas sous l’influence des derniers rayons du soleil et des reflets du ciel, et ses cours semblaient autant de larges bassins noyés d’ombres, d’où émergeaient des têtes de dattiers ruisselantes d’or.
Epergos ne semblait pas disposé à rompre le silence, contrairement à son habitude, et Doxi lui jetait de temps à autre un regard voilé accompagné d’un mauvais sourire. « Eh bien ! fit celui-ci, lorsqu’ils commencèrent à descendre les rampes de l’observatoire, que dis-tu de cette merveille des civilisations? N’es-tu pas fier des progrès que font en
toutes choses les humains, aides de ta precieuse influence, et notamment la race qui a le bonheur de posséder tes sympathies? N’élève-t-elle pas des palais splendides, ne détourne-t-elle pas les fleuves pour arroser ses belles terres, ne met-elle pas le plus grand ordre dans toutes ses affaires , n’est-elle pas économe autant que prodigue : pourquoi sembles-tu donc soucieux ? Ce succès ne suffit-il pas encore à tes désirs ? — Doxi! je le sais depuis longtemps, tu es mauvais ; tais-toi aujourd’hui. — Pourquoi me taire, ne suis-je pas émerveillé comme toi des splendeurs de cette demeure que tu m’as fortement pressé de visiter. Il est vrai que cela coûte un peu, comme tu dis, qu’il faut piller des provinces et réduire leurs habitants à la servitude, en bloc, après en avoir pendu ou empalé quelques centaines pour obtenir ce progrès dans les choses de l’industrie humaine ; qu'il faut que des milliers d’hommes travaillent pour la satisfaction d’un seul et que, si ces masses viennent à manquer, il est naturel de pousser des brutes à se révolter contre cette civilisation pour avoir un prétexte de les faire concourir à son développement. Je trouve même cela ingénieux, car.... — Tais-toi, Doxi! tu railles à froid, tais-toi. — Non, en vérité, je ne te comprends pas. N’as-tu pas prêté ton concours à ces hommes qui font de si belles choses, n’as-tu pas été les chercher ; ne les as-tu pas suivis partout où il leur a plu de se répandre, ne me faisais-tu pas tout à l’heure les plus beaux discours sur leurs aptitudes, sur les avantages de je ne sais quels mélanges de races destinés à favoriser certains développements. Ces hommes se croient supérieurs aux autres, et ils le sont en effet par leur courage, leur industrie, leur amour de l’ordre ils usent de leur supériorité et considèrent les
autres hommes comme un bétail. Est-ce vrai ? Oui, c’est
vrai. — Approuves-tu leur manière de traiter les autres peuples? — Non. — Eh bien ! alors, à quoi bon, dans l’ordre général, ce développement prodigieux de civilisation,
ce perfectionnement des choses de la via, si quelques-uns seulement en profitent et si la masse en souffre ? — Écoute, Doxi, je ne veux ni ne puis te répondre aujourd’hui. Je ne sais.... J’avoue qu’il y a en tout ceci quelque chose de monstrueux, que cette effroyable consommation de matière et d’hommes a de quoi épouvanter.... Quelle race, cependant!... quelle puissance et quelle énergie!... Réfléchis donc.... quels progrès!... ces constructions immenses.... ces voûtes.... — Ah! très-bien! En effet, c'est une belle chose que la voûta ! mais reconnais que j’étais prévoyant quand je m’opposais à l’application de cette fantaisie si chaudament appuyée par toi jadis. Tu vois ce qu’elles coûtent, tes voûtes! Il leur faut des monceaux de cadavres humains pour assiette. »
Ainsi discutant, les deux compagnons étaient rentrés dans la grande cour du palais. A peine si quelques teintes chaudes doraient encore les parties les plus élevées des constructions, tout le reste était plongé dans une ombre bleue et déjà le ciel étincelait d’étoiles. L’étrange statuaire qui décorait les portes de la salle du trône, ces taureaux ailés qui semblaient sortir de dessous la voûte sombre et dont les têtes humaines étaient encore éclairées par le crépuscule, attiraient invinciblement l’attention des deux compagnons. Ils éprouvaient, devant ces figures mystérieuses, comme un vague sentiment d’effroi. Épergos, plongé dans ses réflexions, semblait, lui aussi, une statue posée devant ces colosses.
« Attends-tu , lui dit Doxi en lui frappant sur l'épaule, que les taureaux ailés du palais te parlent ? — Ils me parlent en effet, répliqua Épergos. — Et que te disent-ils ? — Tu le sauras plus tard; mais sortons d’ici. »
Pendant plusieurs jours, Épergos et Doxi parcoururent les bords du Tigre. Partout ils virent des campagnes bien cultivées, soigneusement arrosées par conséquent. Le plus grand ordre régnait sur les routes, où l’on voyait courir sans
cesse quantité de chars et où circulaient paisiblement des troupeaux. Des canaux nombreux servaient à l'arrosage des terres, mais aussi à une navigation très-active ; ce moyen de transport était le moins pénible dans cette contrée, où la chaleur est accablante pendant une grande partie de l’année. Les maisons semées dans la campagne étaient toutes à
sements sont généralement faits de pierres posées irrégulièrement pour résister aux inondations qui parfois envahissent la plaine. Au-dessus s’élèvent des murs de brique crue avec linteaux de bois sur les portes et fenêtres. Puis sont posés en travers, sur les têtes des murs, quelques gros troncs d’arbres, d’autres, plus minces, en sens contraire, puis des cannes et de l’argile bien battue et couverte d’un enduit de chaux ; car les Nini vîtes savent réduire certains calcaires en chaux par le moyen de la cuisson, et, mêlant cette chaux à du sable fin du fleuve, ils en font des enduits très-fins et très-bons. Ils extraient aussi des montagnes du côté de l’ouest du bitume dont ils se servent comme ciment entre les briques cuites, sous les pavages et aussi sur les terrasses. Ce bitume leur est d’une grande utilité et ils en font grand usage.
Quand la chaleur est tellement forte que les intérieurs des maisons mêmes deviennent étouffants, alors les gens aisés font placer sur les terrasses des tentes d’étoffes de laine blanche, épaisses, et des serviteurs sont occupés à arroser continuellement ces tentes à l’extérieur. Ainsi le soleil, en faisant évaporer rapidement cette eau, procure une agréable fraîcheur sous les tentes.
« Il est évident, disait Doxi, que pour habiter ces contrées il est bon d’être né parmi les maîtres et les riches. Jamais je n’ai vu de peuple chez lequel le sort de la plèbe fût plus triste. — Et l’Egypte? répliqua Epergos. — Non, certes, les choses en Egypte sont ordonnées, les classes ont leurs privilèges, leurs droits et leurs charges, elles sont séparées par des règles sévères, mais la plus infime entre ces classes est traitée paternellement, si on compare ce traitement à celui que subissent ici tous ceux qui ne sont pas de noble race ou qui ne sont pas favorisés par les grands ou le roi. — Oui, je conviens avec toi que l’état de ce peuple est misérable, que la classe dominante est tyrannique, dure,
impitoyable, qu’elle abuse de sa puissance d une manière scandaleuse. Mais vois-tu, Doxi, il se fait ici un grand travail. C’est une immense officine où se brassent les civilisations futures ; tes amis les Égyptiens valent mieux que ces Assyriens aux grands yeux, aux sourcils épais, à la barbe touffue, aux membres robustes et aux larges épaules, mais ils ne comptent que parce qu’ils n’ont jamais été en contact avec le monde qu’accidentellement ; ils sont immobiles et resteront immobiles sur les bords du Nil. Il en est tout autrement des habitants de ces contrées, ils dévorent et seront peut-être dévorés -, mais ils auront enseigné bien des choses aux hommes. Tu me demandais ce que me disaient l’autre soir les colosses du palais du roi. Ils me disaient: « Nous sommes le travail patient, continu, la force et la puissance matérielle que nous portons partout , car nous avons des ailes* notre labeur est intelligent et ne sera pas sans profit ni sans gloire, car nous avons la tête humaine. » Pour toi, qui redoutes chaque pas en avant, qui admets que toute tentative, tout essai, tout effort même conduisent à l’abîme, les Égyptiens te paraissent être l’apogée de l’humanité. — Certes oui, interrompit Doxi. — Eh bien, tes amis les Égyptiens demeureront toujours un peuple fermé, une exception; ce n’est pas d’eux que naîtra la grande gloire humaine, celle que j’attends et espère, tandis que de ce peuple-ci, malgré l’abus de la puissance, malgré sa corruption, malgré son dédain pour tout ce qui est en dehors de la caste supérieure, i? peut découler une source de vie féconde. — Allons, te voilà parti. Des voûtes, des brimborions, ce que tu appelles des découvertes : puis l’humanité entre dans la voie des destinées glorieuses ! Eh bien ! si tu me prédis l’immutabilité éternelle sur les bords du Nil, moi, je te prédis l’activité inféconde, les ruines et misères sans fin ni trêve sur ces plaines assyriennes. — Peut-être dis-tu vrai ; mais le reste du monde vivra, car vivre, c’est agir, et ton Égypte se
desséchera comme un lac qui cesse d’être alimenté. — L’Égypte est faite pour durer éternellement, car elle a la sagesse des choses éternelles, qui sont immuables. — Rien n’est immuable, tout se transforme. — Ce qui se transforme meurt. — C’est le contraire qui est vrai, car la vie n’est qu’une suite de transformations. »
H fSTOIRE DE l’ HABITATION.