‹ Histoire de l'habitation humaineChapitre 23 sur 46 · IONIE · texte numérisé non relu

IONIE

COUR DE LA MAISON IONIENNE (p. 170),

HISTOTRE DE l’h ABIT ATI ON.

térêt à ces choses d’art; je vais faire venir Eudexion, qui répondra à toutes vos questions mieux que je ne saurais le faire; quand vous serez las de l’interroger, vous viendrez visiter les jardins. » Sur ce propos, il fit signe à un esclave et lui dit d’aller quérir aussitôt l’architecte; puis, ayant adressé un geste amical aux deux compagnons, il se dirigea vers les jardins.

Resté seul avec Doxi, Épergos lui dit : « Te souviens-tu de l’habitation du vieux Vâmadêva1 que nous visitâmes il y a déjà un grand nombre de siècles ? — Pourquoi cette question? — Parce que je trouve ici une certaine relation avec ces maisons des vieux Aryas. — Ressemblance fortuite. — Non pas; il n’y a rien de fortuit dans ce monde : tout dérive de quelque chose. La maison du vieux Vâmadêva avait, comme celle-ci, une grande salle antérieure, sa cour avec abri à l’entour, son lieu réservé pour l’autel des dieux et les choses précieuses, ses chambres autour du portique. — Partout nous avons vu des salles et des portiques, partout des chambres pour dormir. — Certes! mais ce que nous avons vu en Egypte, en Assyrie, ne ressemble en rien à ce que nous voyons ici. Ces charpentes, ces poteaux de bois, la disposition de ces solives, de ces portes diminuées à la partie supérieure, jusqu’à la distribution générale des locaux, rappelle, avec des moyens très-perfectionnés, la maison de Vâmadêva, nullement les palais du nomarque d’Egypte et du roi assyrien. — Eh bien? — Eh bien! je conclurais de cette ressemblance et de ces dissemblances que les peuplades ioniennes appartiennent à un rameau des Aryas ayant conservé à peu près pures les traditions âryennes.

— Si, comme tu le dis, il y a des races humaines possédant chacune des aptitudes particulières, comment ces peuplades si éloignées du haut Indus auraient-elles conservé

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