‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 103 sur 457 · OL. cxiv, 4| siège dk noua 15*i · texte numérisé non relu

OL. cxiv, 4| siège dk noua 15*i

Antigone, que les mouvements des Perdiccaniens appe-

Jaien t en Pisidie , laissa alors dans le camp des troupes en

nombre suffisant pour cerner le rocher. Le siège en règle de

ia forteresse commença à la fin de 320. On raconte des choses

ex tra.ordinaires au sujet d'Eumène et des dispositions qu'il prit

durant le siège. Il avait du sel, de l'eau et du blé en abon-

deinoe, mais c'était tout ; néanmoins, ses soldats restaient en

bolle tumeur, malgré ces maigres repas que le général par-

t^g^eait avec eux, les assaisonnant de sa bonté, de ses saillies

<^t do ses récits merveilleux sur le grand roi et ses campagnes.

"^ fort était si exigu qu'il n'y avait pas même de place pour so

^■*^*^^»^ or du mouvement et promener les chevaux : aussi le plus

logement, celui du haut, qui n'avait que 30 pieds do l>To fondeur, fut transformé en halle pour servir de promenoir. ^oxji- les chevaux, Eumène imagina quelque chose d'original : il leiir» faisait passer autour du cou des câbles solides fixés P«i* 1^ haut à une poutre, et on les hissait par ce moyen assez ûaiat. pour qu'ils ne pussent plus toucher le sol de leurs pieds ue ci^^a^jj. pyjg Q^ faisait claquer les fouets, si bien que les ^ ^"^^i-nx impatientés se mettaient à ruer, cherchaient à pren- "^ t^cn'e avec leurs pieds de devant, piaffaient, se démenai^r^l de tout leur corps, soufflaient bruyamment et finis- *^^^^^t. par se mettre tout en sueur. Cet exercice violent, re- " ^^"^^lé tous les jours, les maintint vigoureux et en bonne

.^^mène était convaincu que, s'il persévérait, son temps

y^'^^^rait. Les offres d' Antigone avaient bien l'avantage de ^^ïnener pour l'instant dans le grand courant de la politi- J^^ générale, et il devait être persuadé [qu'elles seraient conw^^Cîs à ce moment encore, s'il tendait la main au stratège. , ^^ Kumène n'était pas homme à sacrifier l'aveniraux intérêts . Cornent : il savait fort bien que. Grec de naissance, il ne se ^^t jamais une place à côté des grands macédoniens qu'en

le 1^ /• ïfcas de Douris, comme on l'a supposé ; elle n'est pas non plus dans le e»^*J que Ion est en droit d'assigner à la narration d'Hiéronyme, surtout

1 \ ^c TTjv Tix^^ oÇewç iieTa6àX>oyaav de Diodore. Tiv *^*0D0R., XVIII, 42. Plit., Eumen. 11. Corn. Nep., Eumen. 5. Fron-

' * ^€rateg. IV, 7, 34.

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