OL. cxv, 1] MOKT d'alcétas
avec toutes ses forces; ilsomma Alcétasde se rendre. Les an* ciensdela ville conseillèrent de nepas s'exposer aux dernières extrémités et de se résigner, en cas de nécessité, à livrer Alcélas : les plus jeunes crièrent que jamais ils n'abandonneraient leur général et résolurent de résister avec lui à outrance. Voyant que toutes les représentations étaient vaines, les anciens décidèrent, dans un conseil tenu secret, d'envoyer pendant la nuit des ambassadeurs à Antigone, pour lui dire qu'ils lui livreraient Alcétas mort ou vif, et le prier de faire pendant quelques jours de fausses attaques contre la ville pour attirer la jeunesse hors des murs ; il feindrait ensuite de fuir pour se faire poursuivre, et, pendant ce temps, eux trouveraient l'occasion d'exécuter leur dessein. Antigone accepta ces propositions. Aussitôt que les jeunes gens furent sortis, les vieillards envoyèrent quelques hommes sûrs et vigoureux s'emparer d' Alcétas. Celui-ci ne s'attendait pas à cette surprise : voyant qu'il ne lui restait plus de salut, il se jeta sur la pointe de son épée. Son cadavre fut déposé sur un banc, recouvert d'un vieux drap et transporté devant la porte de la ville, où les gens d'Aniigone le reçurent. C'est ainsi que finit le frère de Perdiccas, et avec lui cette lignée ambitieuse d'Oronte, qui jadis avait donné des princes à l'Orestide lejar patrie et qui, tout récemment encore, avait étendu la main vers le diadème d'Alexandre.
Quand les jeunes volontaires pisidiens apprirent à leur retour qu' Alcétas avait été traîtreusement assassiné, toute leur fureur se retourna contre les vieillards. Ils se ruèrent par les portes de la ville, les armes à la main, occupèrent une partie de la ville, et, dans le premier mouvement, résolurent d'y mettre le feu pour se jeter ensuite dans les montagnes et dévaster les provinces d' Antigone, dont ils seraient éternellement les ennemis. Les prières et les supplications de leurs parents purent seules les empêcher de se porter à ces extrémités : ils se contentèrent de quitter la ville et de se disperser dansles montagnes, pour y subsister en allant s'embusquer sur les routes et faisant des incursions dans la plaine. Antigone, après avoir abandonné pendant trois jours aux insultes publiques le cadavre d'Alcélas, qui entrait déjà en putréfaction, le fit <înfin