OI-,. CXV, 1] CASSANDRE
clos complications où les membres de la maison royale, isés entre eux et prenant parti les uns pour Cassandre, les *es pour Polysperchon, devaient bientôt dissiper eux- "^êiaes les dernières forces de la royauté.
Ce sont là les grandes lignes des événements qui suivent la
^ori d'Antipater. Dans les derniers temps déjà, Cassandre
avait dirigé au nom de son père la plus grande partie des
a^" aires; maintenant il était obligé de remettre le sceau royal
^1- le pouvoir suprême, qu'il avait la plus ferme espérance de
conserver, à un autre, à un Polysperchon, et de se contenter
"^ la seconde place, de la chiliarchie ; il lui fallait se mettre aux
ordres d'un vieillard dont il avait depuis longtemps Thabitude
^tve le supérieur. Il avait l'humeur trop despotique et trop
, ^ 5^otiftance en lui-même, le pouvoir suprême dans Tempire
^^^ pour lui un enjeu trop séduisant pour qull ne cherchât
f^ ^ s'en emparer à tout prix. Il espérait qu'en engageant
^.^^^oti il trouverait des adhérents; il croyait pouvoir compter
(xj ^^ce sur les commandants et les garnisons macédoniennes,
^ les oligarchies instituées par son père dans les cités; il
vl^ ^^iitait pas non plus qu'il ne parvint à gagner les gouver-
-^i^vvTs de l'Asie par quelques concessions. En Macédoine, il
voyait pour le moment Polysperchon trop populaire pour qu'il
pût tenter là le premier pas : il dut donc chercher à l'attaquer
du dehors. Le deuil de la mort de son père lui fournit un
prétexte pour quitter la cour avec ses amis et se retirer à la
campagne. Là il leur communiqua, à chacun en particulier, ses
craintes, ses espérances, ses intentions, et s'assura de leur
fidélité. D envoya son ami dévoué, Nicanor de Slagirc, à Mu-
nychie, avant que la nouve.lle de la mort d'Antipater et des
nouvelles dispositions qui avaient été prises n'y fût arrivée,
pour y relever le gouverneur actuel, Ményllos, et recevoir en
son nom les serments des chefs de la ville.
Il envoya de même dans les autres États de la Grèce, et Ton prit avec les oligarques des cités les arrangements nécessaires. D'autres ambassades se rendirent en Asie, chez les satrapes et les stratèges, pour annoncer qu'Antipater était mort, et que c'était non pas Cassandre, mais Polysperchon qui avait été nommé gouverneur général, lui, le parent de Polémon et