‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 113 sur 457 · INTRIGUES DE CA8SANDRE [II · texte numérisé non relu

INTRIGUES DE CA8SANDRE [II

(l'Attale * : on pouvait prévoir que le parti perdiccanien à peine écrasé relèverait encore une fois la tète. Il était de l'intérêt de tous de prévenir ce malheur, et lui, Cassandre, comptait sur leur assistance pour s'opposer à un régime que son père avait accepté à l'heure de la mort, au moment où ses facultés étaient affaiblies. Il s'adressa surtout à Rolémée et lui rappela l^eui* alliance de famille et leur amitié jusqu'alors, lui montrant les dangers que susciterait la nomination de Polysperchon pour tous les gouverneurs de l'empire et notamment pour lui. Il l'invitait donc à conclure une alliance offensive et défensive pour la garantie de leurs intérêts communs, à envoyer une flotte dans l'Hellespont pour prévenir tout au moins le danger le plus imminent^

Tandis qu'il expédiait ces messages de tous les côtés, et que ses amis les plus fidèles gagnaient secrètement en toute hâte l'Hellespont, emportant de l'argent, des armes et tout ce qui est nécessaire pour la fuite, lui-même, en apparence inactif et indifférent aux affaires du monde, continuait à porter son deuil dans la tranquillité de la campagne. On organisa alors une grande partie de chasse de plusieurs jours, soi-disant pour distraire le chiliarque : il voulait essayer s'il pourrait enfin atteindre en dehors de la piste et frapper à mort ua sanglier, pour n'être pas obligé de rester seul assis parmi les Macédoniens alors que les autres se couchaient pour prendre leur repas. Il se dirigea avec ses amis vers la frontière montagneuse et boisée pour chasser'. Déjà Polysperchon se félicitait sans doute que le chiliarque si redouté parût tourner le dos pour toujours à la scène politique. On apprit alors que,

*) Ceci n'est pas <lit expressément par les auteurs ; mais Polysperchon est de la famille princière des Tymphéens; son père s'appelle Simmias ; or Attale, fils d'Andromène, celui qui a épousé Atalanle, la sœur de Perdiccas, est aussi un Tymphéen (Arrjan., Ind, 18), et il a pour frères Simmias, Polémon, Amyntas, tous bien connus par les guerres d'Alexandre.

«) DiODOR., XVIII, 49, 54.

«) Diodore dît d'abord (XVIII, 49); xuvr^r^av 6tc\iroX)iot; yi|ilpa;<yu<m;<T3t- (tevoc, et plus loin (c. 54) : èç' Ti(AépacT(vo(C<TXoXr,9a; xat xuvrîyta avorriabcli.£vo;. Il n'y a pas là, en fin de compte, un écart tellement grand qu'on en doive conclure, comme on l'a fait tout dernièrement, que Diodore puise ici à deux sources différentes.

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