‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 118 sur 457 · OL. cxv, 2] eumène en ciLir.iE · texte numérisé non relu

OL. cxv, 2] eumène en ciLir.iE

dévoué à la maison royale ; qu'il Tavait prouvé en lout temps, et même dans la situation la plus critique ; qu'il saurait représenter en Asie la cause de la rovauté : il n'y avait de salut que si tous ceux qui étaient dévoués à l'empire sans arrièrepensée se réunissaient pour résister aiLX plans criminels d'Anligoue, Cassandre et Ptolémée '.

Eumëne, après avoir ainsi resserré de nouveau et en quelque sorte proclamé officiellement ses attaches avec la royauté, se h&ta de quitter la Cappadoce. Il ne prit pas le temps ^de rallier toutes les troupes qui avaient été engagées à son compte de tons côtés ; il s^empressa de marcher sur la Cilicie avec ses 500 cavaliers et 2,000 fantassins, attendu qu'Antigone avait déjà envoyé une armée importante sous les ordres de Ménandre pour le repousser, ou du moins pour le couper de la Cilicie. Il avait une avance de trois jours, et, en dépit des marches forcées de Ménandre, il franchit heureusement les défilés du Taurus.

Les argyraspides étaient en Cilicie depuisle printemps, sous les ordres d'Antigène et de Teutamas, qui avaient ramené les trésors de Suse et les avaient déposés provisoirement dans la forteresse de Cyinda, d'où ils devaient être transportés plus loin par mer'. Pour garder ces trésors, dont on avait déjà distrait 600 talents expédiés en Macédoine sur quatre vaisseaux rhodiens, les argyraspides avaient pris leurs quartiers àdemeure en Cilicie. L'ordre était déjà venu d'Europe quele satrape de Cilicie et les trésoriers de Cyinda devraient compter à Eumène 500 talents comme présent des rois et le laisser prendre toutes les sonnmes dont ilaura't besoin ultérieurt^ment, car Eumène

*) Les comptes-rendus ih Dioflore (XVIIÏ, 58. cf. Corn.Nep., Eumen, 6. Plut., Eumen. 13) sont probablement des analyses des documents authentiques dont Hiéronyme s'est servi dans son ouvrage.

') Mana'ert croit avec Suidas (s. v. 'AvâÇapSo;. cf. Vales. ad Ammian. Marc. VIII, 8) que Cyinda est identique à Anazarbe sur le fleuve Pyrame; et, en effet, le château d'Anavasy ou Naversa occupe une forte position, comme celle qu'on attribue à Cyinda. Mais ce système a contre lui le témoignage de Strabon (XIV, p. 7G2), qui dit expressément : Oit£px«îTai 5è Ta K«jtva« TTic *Ayxi«>^*}; ifpytwt. Cette indication s'accorde avec la description du « ruined eastle on a small round hill about a mile from the sea » que Ton trouve dans Beacfort. Karamonia, p. 267.

Page 1