‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 13 sur 457 · OL. cxiv, 2] xégociations et cx)Mpromis · texte numérisé non relu

OL. cxiv, 2] xégociations et cx)Mpromis

dans rinlérèl du chiliai'que.Sidonc Perdiccas avait su s'emparer complètement du pouvoir suprême, moitié par sa prudence avisée, moitié par sa sévérité foudroyante, beaucoup de ceux qui l'avaient soutenu jusque-là pouvaient déjà le regretter. Le parti des grands, qui avait arraché le pouvoir à rinfantcrie et à son chef Méléagre, devait, s'il ne voulait tout perdre, chercher l'occasion de résister ouvertement à l'ambition de ce nouvel adversaire, plus dangereux encore que le premier.

Détourner ce péril avant qu'il ne fût déclaré, tout était là pour Perdiccas : il devait chercher à empêcher que la coalition des grands, qui s'était faite pour lui, ne se reformât contre lui ; il devait séparer, isoler leurs intérêts, pour concentrer davantage l'autorité entre ses' mains et la rendre plus, efficace. Le moyen le plus direct et le plus naturel d'y parvenir était une nouvelle répartition des emplois et des satrapies. Il pouvait éloigner ainsi du gouvernement et de Tentourage du roi les plus dangereux de ses anciens amis, et, par surcroît, faire valoir a lem*s yeux comme une faveur et une récompense ce qu'on aurait pu tout aussi bien appeler un exil*. 11 était sur que les généraux accepteraient cet arrangement s'ils croyaient se rapprocher par là du but de leurs convoitises, c'est-à-dire se créer une souveraineté indépendante. Lui-même d'ailleurs pouvait penser que, si ces chefs ainsi isolés cherchaient à se soustraire à l'autorité royale, il lui serait toujours facile, au nom du roi et avec une armée toute prête à sa disposition, de réprimer les tentatives particulières d'usurpation et de maintenir sa propre autorité».

Il y a bien une tradition qui attribue ce plan à Ptolémée Lagide'; mais elle ne contredit nullement ce qui précède et

*) at removeret wmitlos et munm impeni sui heixeficii faceret (Justin*., XIII, 4, 9).

*) Il est fort étonnant do voir Diodore (XVIII, 3) raconter la répartition fies satrapies avant l'exécution des éineutiers et le meurtre de Méléagre : ceux qui contestent que Diodore suive Hiéronyme attachent de l'importance à cette remarque. Seulement, la chose n'est pas plus explicable si Diodore a copié Douris ; surtout, ce n'est pas Douris qui lui aurait indiqué Méléagre au lieu de Ménandre comme satrape de Lydie.

•') «vToç {AâXttfta lyIvsTo ei; ta; paaiXsta; aiiio; Ta ëOvvj v&(AY)6r,vat (pAUSAN.,

Page 1