oL. cxv, 2J cassandre au pirée
cause de Cassandre par la mort de Phocion et des autres oligarques, et s'assurer ainsi une position stratégique importante pour la guerre prochaine. Mais Nicanor occupait toujours le Pirée et Munychie : de nombreux transfuges athéniens se ralliaient à lui. C'est précisément à ce moment que parut Cassandre, qui, dans les lents progrès de Polysperchon en Grèce et dans ce fait que les ports de Munychie étaient toujours occupés par un chef à sa dévotion, pouvait voir une preuve que sa cause était loin d'être perdue. Il arriva avec une escadre de 35 vaisseaux et 4,000 soldats qu'Antigone lui avait donnés. Nicanor lui remit le Pirée, et se retira lui-même à Munychie. A cette nouvelle, Polysperchon accourut en toute hâte de Phocide, et vint camper sous les murs du Pirée avec Tarmée macédonienne. H avait 20,000 hommes d'infanterie macédonienne, sans compter 4,000 alliés, 1,000 cavaliers macédoniens et 6S éléphants. C'est avec ces troupes qu'il commença le siège*. L'affaire traîna en longueur; le pays ne pouvait entretenir longtemps une armée aussi forte : Polysperchon dut se résoudre à lever le siège. Ne laissant, pour observer le port, que juste l'effectif de troupes que le pays pouvait aisément nourrir, sous le commandement de son fils Alexandre, il se dirigea lui-même avec le reste de l'armée vers le Péloponnèse, pour anéantir là aussi les oligarchies attachées à Cassandre et mettre en vigueur le décret de liberté.
11 convoqua un congrès des villes* et déclara que les oligarchies instituées par Antipater étaient dissoutes; que Tautonomie des États était rétablie ; qu'il restaurait la Ligue telle qu'elle avait existé avant la guerre Lamiaque\ En même temps, il envoya l'ordre aux difTérentes villes d'exécuter les magistrats oligarchiques, si elles ne l'avaient pas déjà fait, et
<) Il est possible qu'il faille placer ici ce que dit Pausanias (I, 15, 1) du trophée érigé non loin de la Stod Poikilé : rpoTtottov *A6t)vaiwv tinto|iaxîa
«) (jvvaYayojv Ix tôv 'iiiXecov (n»v£8pou; (Diodor., XVIII, 69, 3). L'absence de Tarticle indique bien que le synédrion convoqué alors ne passait pas pour être Fancienne diète de la Ligue de Corinlhe.
») Diodore (XVIII, 69) dit : itepi tf,; Trpb; avTov <rj{i{iax^»?, et plus loin iXVin, 75) : icpo<rcaT£tv tri; te paaiXeîa; xaà xwv <jv|ji|iâx«v.