‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 159 sur 457 · OL. cxv, 3j eumène a caile · texte numérisé non relu

OL. cxv, 3j eumène a caile

Quand Ëumëne, privé de sa flotte, en vue de laquelle il avait voulu se maintenir en Phénicie, apprit la marche d'Antigone, il reconnut qu'il lui serait impossible de tenir la campagne dans l'état actuel de ses forces ; ni lui ni Tempire n'avaient rien à gagner enPhénicie, où tout le pays était contre lui : le parti le plus sage était d'abandonner à son sort Touest de l'empire et de marcher vers Test pour s'allier aux satrapes qui, au nom de la royauté, s^étaient mis en guerre contre Pithon et Séleucos, avec espoir d'entraîner peut-être aussi ces derniers contre Antigone. 11 traversa la Cœlé-Syrie, gagna heureusement l'Ëuphrate, et, après avoir repoussé avec succès une attaque subite des tribus nomades de cette région, il passa le Tigre avec Amphimachos, satrape de la province, qu'il avait rallié; après quoi il établit ses quartiers d'hiver dans la contrée de Carœ, à l'entrée des défilés de la Médie du côté do l'ouest '. Il fit paiTenir aux satrapes des contrées supérieures les lettres royales^ qui les plaçaient sous ses oixires, et les pré* vint qu'il approchait pour se réunir à eux. Séleucos et Pithon furent invités aussi à se joindre à lui, stratège de l'Asie, pour défendre la cause de la royauté contre Antigone. Ceux-ci étaient les plus près de lui; ils répondirent qu'ils étaient au service de la royauté et feraient leur devoir, mais qu'ils ne pouvaient reconnaître en qualité de stratège celui qui avait été condamné à mort par les Macédoniens, et encore moins obéir à ses ordres. C'est pourquoi ils invitaient Antigène et les argyraspides à se rappeler le rang qu'ils occupaient dans l'armée, et à donner l'exemple en refusant l'obéissance au Cardicu. Leur appel ne trouva pas d'écho. Lorsque l'hiver fut passé et les troupes reposées, Ëumène descendit vers le Tigre et

») iiapÊ-/8îli*<xe (DiouoR., XIX, 12). C'est Thiver de 318/7, que Diodore, suivant son système, place sous Tarchontat de Démogène (01. CXV, 4), tandis qu'en réalité la quatrième année de l'olympiade ne commence que dans Tété de 317. L'endroit où Eumène prit ses quartiers d'hiver n*esl pas Carrœ en Mésopotamie, comme on l'a supposé, car, dans les circonstances actuelles, il n'eût pu faire de choix plus absurde, mais cette Car», sur la route d'Ëcbatane à Opis, qui se trouve mentionnée à propos de la dernière campagne d'Alexandre en Médie (Diodor., XYII, 110, 3).

«) T«c «apà Tôv paaiXlwv CTCiotoXàç 6v a'; f,v ysypaiilAévov icavxa TceiOap/eW £ù(jiév£t (Diodor., XtX, 13).

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