‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 168 sur 457 · ANTIGONE EN MÉDIE · texte numérisé non relu

ANTIGONE EN MÉDIE

l^autre moitié devait gravir les hauteurs dominant la route et les occuper pendant le passage de l'armée. Lui-même conduisit le gros des troupes et donna à Pithon le commandement de Tarrière-garde. Néarque prit les devants et occupa quelques hauteurs et défilés: mais la plupart des positions, et les plus importantes, étaient déjà barrées par Fennemi. C est avec les plus grands efforts et au prix de pertes considérables qu'il réussit à les forcer. Il laissa, il est vrai des postes bordant la route ; mais, au fur et à mesure qu'Antigone suivait, Tennemi, qui connaissait le terrain, avait déjà partout occupé des hauteurs plus élevées, d'où il faisait rouler des troncs d'arbres et des quartiers de roche sur le passage de l'armée ; ou bien il apparaissait soudain dans une fissure de rochers et tirait de là sur l'ennemi. Là il ne fallait pas songer à se défendre. Souvent les corps des hommes tombés obstruaient l'étroit sentier ; les chevaux et les éléphants s'abattaient dans ce terrain difficile, et beaucoup d'hoplites succombèrent aux fatigues d'une montée aussi rapide. Celte marche à travers les montagnes dura neuf jours, et c'est avec de grandes pertes que l'armée atteignit enfin la Médie\

Les troupes d'Antigone étaient épuisées, découragées et irritées contre leur général, disant qu'en quarante jours à peine il leur avait causé un triple malheur ; d'abord la marche à travers la contrée brûlante, puis la défaite sur le Copratas, et en dernier lieu ce désastre dans le pays des Cosséens. Si l'ennemi arrivait maintenant, c'en était fait d'eux. Antigone s'efforça, avec toute la prudence possible, de maîtriser ces mauvaises dispositions de son armée. Des paroles affables et consolantes, dans lesquelles il savait mettre un charme particulier, de grands approvisionnements qu'il fit venir, enfin la ferme confiance du général dans sa fortune et le succès final, rendirent bientôt aux troupes leur premier entrain et leur assurance. Pithon fut envoyé pour réunir dans toute la satrapie autant de cavaliers, de chevaux de guerre et de bestiaux que possible. En peu de temps, il fut de retour au camp avec 2,000 cava-

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De Dizroul à Bahrein, il y a en ligne droite plus de vingt milles.

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