‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 191 sur 457 · DISTRIBUTION DES SATRAPIES [II · texte numérisé non relu

DISTRIBUTION DES SATRAPIES [II

gagner par une douceur inatlendue. La décision concernant les argyraspides n'avait pas d'autre but que de diviser ce corps puissant, et par suite de Taffaiblir. Les auteurs disent expressément que Sibyrtios reçut Tordre de les placer aux postes où il serait sûr qu'ils périraient. Les autres argyraspides furent mis comme garnisons dans des bourgs très éloignés les uns des autres*. Ce corps, encore tout-puissant récemment, n'osa pas s'opposer à cet ordre qui était sa perte. Il tomba subitement et pour toujours, comme si c'était une punition delà trahison qu'il avait tramée contre Eumène. La conduite du stratège vis-à-vis de Peucestas fut plus circonspecte. Le satrape jouissait d'une faveur si extraordinaire chez ses sujets perses, dont il avait adopté la langue et les mœurs, qu'Antigone, malgré, paraît-il, les engagements formels qu'il avait pris avec lui, crut néanmoins devoir le mettre de côté. Quand cet ordre fut connu, la plus grande consternation et le plus grand mécontentement se manifestèrent partout, et l'un des Perses les plus notables déclara hautement que ses compatriotes n'obéiraient à aucun autre, parole qu'Antigone, pour faire un exemple terrible, punit de mort. Peucestas suivît, dit-on, volontiers le stratège, sans soupçon, rempli de nouvelles espérances : depuis lors, son nom disparait de l'histoire.

De Persépolis, Antigone descendit à Suse. Il y avait un an qu'il avait quitté cette province en vaincu. A ce moment, il avait été décidé que Séleucos de Babylone adjoindrait cette satrapie à la sienne. Séleucos avait réussi à soumettre le pays : le commandant même du fort de Suse, Xénophilos, après une longue et vaillante résistance, avait fini peu* passer de son côté. Maintenant Antigone allait arriver. Après les événements de Médie et de Perse, Séleucos comprit qu'il ne pourrait montrer trop de prudence. Il décida Xénophilos à aller au-devant du stratège jusqu'au Pasitigris, pour le recevoir avec honneur et se déclarer, au nom de Séleucos, prêt à recevoir ses ordres avec soumission. Antigone le reçut avec déférence, l'honora de toutes façons, à l'égal des premiers de sa suite, craignant

tnoignage, qu'ils ont été e\txa irpbcToi; eyxcopfovc ttcicoXitcuiuvou; xa\^>Xoii; ïXortoLç ffuvaycDVKJTaç.

M DioDOR., XIX, 48. PoLY;EN., IV, 6, 18. Put., Eumen.y i9.

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