ANTIGONE EN SYRIE [III
Après que les négociations avec les princes phéniciens furent terminées et pendant que la flotte se construisait, Antigone courut s*emparcr du reste des côtes de la Syrie ; devant Tyr fut laissé un corps de siège de 3,000 hommes sous Andronicos. La première résistance qu'il trouva dans sa marche précipitée vers le sud fut à Joppé et à Gaza ; il prit les deux villes, les munit de fortes garnisons, afin, comme il est dit expressément, « de maintenir les habitants dans l'obéissance » : leurs sympathies étaient pour la domination égyptienne. Après
ras V^ offre tant d'intérêt au point de vue numismatique. Au moment où Alexandre assiégeait Tyr, c'est Pnytagoras qui était roi de Salamine : il paraît n'avoir pas vécu longtemps après; du moins, dès l'année suivante, on cite déjà comme roi de Salamine Nicocréon (Plut., Alex.f 29. Diog. Laert., IX, 58, et Tépigramme de la statue que lui ont élevée les Argiens, en sa qualité d'Argien et d'^Eacide, dans Le Bas, Voyage archéoL, II, 122), qui était certainement son fils. Un autre fils de Pnytagoras accompagna Alexandre dans l'Inde : Niôàçwv (?) nvvTaY6peei> SaXa|jL£vio« figure parmi les triérarques de la flotte de l'Indus. VonSallet (Numism.Zeitschr,, II, p. 430 sqq.) a démontré qu'il faut restituer à ce Nicocréon les monnaies qu'on attribue ordinairement à Nicoclès de Salamine. vS» Paphos doit être rangée sans hésitation dans cette série, bien qu'on manque pour cela de preuves. D'après un renseignement tout à fait isolé qui se trouve dans Ps.-Plutarque (De fort. Alex,, II, 8), Alexandre a détrôné à Paphos là dynastie dégénérée des Cinyrades (toO paaiXfjovto; àBixoxj xa\ itovtjpoO 9avêvT0c êxêoûcùv toOtov) et l'a remplacée par un parent d'une ligne collatérale, *AX\5vo|wç. C'est une variante de l'histoire d'Abdolonyme de Sidon. Une monnaie d'argent que reproduit MiONNET (SuppLy VII, p. 310) et que Imhoof a vue aussi aux Uf/izj de Florence, avec la légende BA et NIKOKAEOTIS HA^IÛN, se rattache par son poids (21 k' 09) au système babylonien, aussi bien que celles de Pnytagoras (de 7g' 01 à 6g' 50, avec pièces divisionnaires) : le Timarchus Nicoclis filius Paphïi que Pline (XI, 37, § 167) cite pour sa double rangée de dents peut bien être le fils de ce roi, car le renseignement analogue donné par Pollux (II, 95) d'après Aristote (/V. 484) est moins précis (il y a simplement toO Kuwpfou), et le lexicographe le défigure en y mêlant Isocrate. Le Nicoclès à nocçtcov paaiXE^S; dont Diodore (XX, 21) raconte la fin, est bien certainement celui des médailles. 9« Chytri est mentionnée au neuvième rang par Engel (KyproSy I, p. 363). D'après Etienne de Byzance (s. v. X\5Tpoi, d'après Alexandre Polyhistor, /V., 94), elle a eu pour roi Gordias. Il faut dire qu'il y a dans le texte ttiv Fopôîav, et que toute indication chronologique fait défaut. Peut-être pourrait-on donner cette neuvième place à Gourion, car Arrien (II, 22, 2), à propos du siège de Tyr en 332, cite à côté du roi Pnytagoras de Salamine celui d'Amathonte, Androclès, et IIa<nxpâTT}; d Sovpieu;, qu'il faut corriger en Koupi6\5;. Le fait que ce môme nom de roi se rencontre en même temps à Gourion et à Soli n'a pas grande importance.