OL. cxiv, 2J arcoon et peucesïas
poiamie ou Syrie au delà du fleuve, fut le lot d'Archélaos, probablement ce même Archélaos, fils de Théodoros, qui avait été stratège de la Susiane depuis 330. La satrapie de Babylonie passa à Archon *.
On ne saurait dire avec certitude à qui échut la satrapie de Suse'; on ne sait pas non plus si la Paraetacène continua de former une satrapie spéciale^ ou si elle fut réunie à la Médie ou à la Perse. La Perse même conserva son ancien gouverneur, Peucestas, et la province limitrophe de Carmanie resta à Tlépolémos, nommé par Alexandre en 32S.
Telle fut la répartition des satrapies. Si le lieutenant-général de Fempire voulait éloigner les autres grands du centre de l'empire et les écarter de Tarmée, pour avoir dans sa main cette force toujours prête, pour garder vis-à-vis des satrapes sa supériorité et s'assurer de leur obéissance, il devait avant tout se rendre complètement maître de cette armée. Ce qui s'était passé récemment aux portes de Babylone avait assez brisé l'arrogance des phalanges ' pour que le moment parût venu de flatter leur orgueil par un acte important qui les atta-
») \\p-/wv (DiODOR., XVIII, 3), Pellœus (Justin., XIIÏ, 4, 23), fils deClinias (Arbian., Indic, 18). D'après l'extrait de Photius, Dexippos nomme Séleucos au lieu d'Archon comme satrape de Babylone ; c*est là ou une erreur, ou une rectification anticipée de Tabréviateur.
') Justin (XIII, 4, 14) dit : Smiana gens Scyno (var. scinnOy senio) adsigntUur. On corrige en Cœno ; mais, après la mort de l'hipparque (Arrian., VI. 2, 1), on ne rencontre aucun personnage considérable portant ce nom. Il faut écrire Susiana Philoxeno, le même Philoxenos qui était arrivé quelques semaines auparavant à Babylone, ^xpaxiàv àYwv kiCa Kapca;, et qui, en 331, avait joué un rôle des plus actifs lors de l'occupation de Suse (Arrian.. IïI, 16, 6). Il n'était pas possible de ne rien donnera un homme de cette valeur.
3) Je n'ose pas suppléer au silence des auteurs et insister dès maintenant sur le corps des argyraspides, qui se trouve si fort en évidence plus tard et qui dirigea un certain temps l'opinion dans l'armée macédonienne. Il est bien certain que, dans toutes les agitations relatées jusqu'ici, ce sont les troupes macédoniennes, et elles seulement, qui ont joué un rôle ; le grand nombre des milices barbares, grossi tout récemment encore par l'arrivée de nouvelles recrues, ne donne nulle part signe de vie. Avec les renseignements dont nous disposons, il est impossible de se faire une idée, môme approchée, de la force de l'armée qui se trouvait à la disposition de l'administrateur de l'empire, de son organisation, des forces réparties dans les diverses satrapies, etc. Aussi la politique des années suivantes, où les armées jouent le premier rôle, est pour nous à peu près comme un calcul fait avec des nombres inconnus.