‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 212 sur 457 · OL. cxvi, 3] la orERRE en asie-mineire · texte numérisé non relu

OL. cxvi, 3] la orERRE en asie-mineire

partit avec vingt navires athéniens et se joignit à la flotte de Séleucos, qui croisait alors dans ces eaux ; on jeta l'ancre à Lemnos. Comme la ville refusa de se rendre, on commença le siège en dévastant le pays plat et en faisant des travaux de circonvallation ; Aristote fut chargé de pousser les travaux, et Séleucos continua sa course dans la direction de Tlle do Cos. A la nouvelle de son départ, Dioscoride se mit en route avec son escadre pour délivrer la ville fidèle, chassa les Athéniens de rile, et captura les vingt navires avec tous les équipages*. Nous n'avons pas non plus de détails sur ce qui s'est passé en Carie ; il est vraisemblable que le stratège d'Antigone se retira du côté du sud devant les forces supérieures des adversaires, puisqu'il prit ses quartiers d'hiver dans ces régions, tandis que nous voyons bientôt après Asandros apparaître comme possesseur de la Lydie et qualifié de maître de l'Asie. Un fait qui semble confirmer cette hypothèse, c'est que Théodotos, le navarque d'Antigone, put enrôler des équipages en Carie pour ses vaisseaux rhodiens. Le stratège Ptoléméc avait pris déjà ses quartiers d'hiver, et il était occupé des funérailles de son père, lorsque les adversaires envoyèrent 8,000 hommes sous Ëupolémos vers la ville carienne de Caprima*,

flotte les arsenaux de Munychie et du Pirée. C^s instructions envoyées au gouverneur d^Atbènes semblent prouver que l'île, une commune de clérouques athéniens, était restée athénienne, même après la guerre Lamiaque et les succès de Cassandre en 318. Suivant Strabon (IX, p. 437), il paraît bien que le roi Philippe avait déjà enlevé aux Athéniens Imbros, et probablement aussi Scyros. Ce n'est point Ta vis de Kôuler (Mittheilungeriy I, p. 261). ") C'est à cet événement que paraît se rapporter l'inscription (C. l. Attic. II, n» 234) datant de la fin de février 313, archonlat de Nicodoros, dans laquelle le peuple d'Athènes exprime sa reconnaissance pour Asundros, fiis d'Agathon (c'est-à-dire du frère du satrape de Carie), parce que cet Agathon s'est montré charitable iiep\ toùç *AÔYjvatouç toÙ; àçtxvouixévou; el; Tr|v xtopxv TT,v èoiuToO xa\ Tiapayevôïirvo; el; tt,|x iciXtv Ta; te vaO; lôta; xa\ tou; orpaTttoTa; «apé^rro Totc 'Aôiîvaiotç el; Tà;x[p6îa;. •• Asandros doit être venu à Athènes avec des vaisseaux et des troupes dans l'automne de 314, peut-être pour protéger la ville, après les pertes en navires qu'elle avait faites à Lemnos, contre une attaque possible de Dioscoride. On ne voit pas si Lemnos fut reprise à cette époque : comme, en 307, Démétrios, fils d'Antigone, promet aux Athéniens de leur rendre Imbros et ne parle pas de Lemnos, on pourrait croire qu'ils étaient déjà rentrés en possession de Lemnos.

*) DiODOR., XIX, 68. Caprima est inconnue d'ailleurs; peut-être le nom est-il corrompu.

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