OL. cxvi, 4] l'armée de démétrios
beauté, dans toute la fleur de la jeunesse, de haute stature, couvert d'une armure royale, affable et encourageant avec tous, le visage rayonnant d'intrépidité et d'espérance, les regards tournés hardiment vers l'ennemi, loi il s'avança à la tête de ses troupes vers le champ de bataille.
Là il rangea son armée d'après un plan inspiré par une idée aussi simple que hardie. Il s'agissait, par une initiative rapide ot inopinée, de paralyser la supériorité d'un ennemi beaucoup plus nombreux, qui devait compter prendre lui-même l'offensive; il s'agissait de le forcer au combat sur le terrain que l'Égyptien désirait le moins; il s'agissait de frapper le coup de manière à ce que le succès eût pour conséquence la destruction certaine de l'ennemi. Démétrios avait son flanc droit appuyé à la mer; il désigna son aile gauche pour le coup offensif, qui devait, s'il réussissait, jeter l'ennemi dans la mer. Il plaça à son aile gauche 200 cavaliers, un corps d'élite, composé par les « amis », parmi eux le stratège Pithon ; à gauche devant eux trois escadrons, soit 150 cavaliers; un nombre égal, destiné à couvrir le flanc, formait l'extrémité de l'aile, en dehors do laquelle 100 Tarentins marchaient partagés en trois escadrons, de sorte qu'il y avait en tout 600 cavaliers autour de la personne de Démétrios. Après ceux-ci, à droite, venaient los hétaeres, soit 800 cavaliers; après eux, d'autres cavaliers, au nombre de 1,800. Devant cette aile on fit marcher 30 éléphants : dans les intervalles était distribuée rinfanterie légère dont on avait besoin, 1,500 hommes, parmi lesquels 500 frondeurs perses. Le centre de la ligne de bataille était formé par H, 000 hommes pesamment armés, parmi lesquels 2,000 MacédonienSy 1,000 Lyciens et Pamphyliens, 8,000 mercenaires; 13 éléphants, avec l'infanterie légère en nombre voulu dans les intervalles, précédaient la ligne des phalanges. L'aile droite se composait de 1,500 cavaliers sous le commandement de rOlynthien Andronicos ; il avait pour consigne do suivre les phalanges en direction oblique, d'éviter tout combat sérieux et d'attendre l'attaque décisive par l'aile gauche.
Pendant ce temps, l'armée ennemie s'était avancée, elle aussi : Ptolémée et Séleucos avaient concentré leur force principale à l'aile gauche, s'attendant à ce que Démétrios