‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 227 sur 457 · OL. cxvn, 1] sélëucos marche sur babylonë · texte numérisé non relu

OL. cxvn, 1] sélëucos marche sur babylonë

Après la chute de Tyr, Plolémée, selon toute apparence, continua de remonter la côte de Phénicie, tandis que Démétrios se retirait vers la Syrie supérieure et même jusqu'en Cilicie ' : rintérieur du pays ne pouvait opposer aucune résistance aux Égyptiens; la route de Babylonë était libre. Sélëucos savait combien les Babyloniens lui étaient dévoués, et combien ils. étaient hostiles à la cause d'Antigone. Le satrape établi par Antigone avait péri à la bataille de Gaza; le pays était occupé par des troupes peu nombreuses ; il n'y avait personne dans le voisinage qui pût les assister, vu que dans les provinces supérieures Topinion était mal disposée pour Antigone. Le résultat normal de la grande victoire semblait devoir être le retour de Sélëucos dans sa satrapie; il était en droit d'espérer, lors même qu'il amverait avec une faible escorte, que la province se soulèverait en sa faveur : il pria Ptolémée de lui donner un petit corps de troupes, afin que la révolution pût s'accomplir plus vite et plus sûrement. Rolémée lui donna 800 hommes d'infanterie et environ 200 cavaliers; il ne pouvait lui en donner davantage sans s'affaiblir, au moment où il s'attendait à être attaqué par Antigone: si l'opinion à Babylonë était telle que Sélëucos l'espérait, ce corps de troupes suffisait amplement; s'il échouait, la perte ne serait pas trop sensible*.

Sélëucos, avec sa petite troupe, traversa la Syrie, franchit TEuphrate et s'avança vers la Mésopotamie; à mesure qu'on approchait du moment décisif, ses fidèles commençaient à s'inquiéter; leur nombre était si petit, ils avaient si peu d'argent et de provisions de guerre, tandis que, du côté de ceux contre qui ils allaient lutter, il y avait une telle supériorité de combattants, d'armes, de magasins, tant d^alliés au près et au loin. Sélëucos les encourageait, et, à plus d'un point de

*) Ceci résulte du fait que plus tard Démétrios part de la Cilicie pour marcher sur la Haute-Syrie. L'assertion d'Appien (Syr, 54), à savoir que Démétrios est allé rejoindre son père après la bataille de Gaza, ne peut s'entendre, si elle est exacte, que d'une simple visite ; mais, vu le récit de Plutarque {Vemelr, 6), elle ne paraît pas vraisemblable.

') Appien (/oc. cil.) dit que Sélëucos s'en est allé à Babylonë avec 1,000 Cantassins et 300 cavaliers; ceci peut se concilier avec le reste, si l'on admet que les domestiques et l'entourage de Sélëucos se montaient à environ 300 hommes.

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