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Pendant ces événements d'Orient, qui ont dû occuper à peu près l'hiver de 312/1, la guerre avait recommencé dans les pays de la Syrie. A la suite de la bataille de Gaza, Démétrios s'était retiré de la Syrie ; il avait mis tout son zèle à reconstituer à nouveau son armée : sitôt qu'il se crut assez fort, il partit pour attaquer la Syrie supérieure. A la nouvelle de son approche, Ptolémée envoya vers TOronte une armée considé. rable,sous le Macédonien Cillës,un des « amis » ; il espérait que ce mouvement suffirait pour obliger son adversaire, encore sous le coup de sa récente défaite, à se retirer de la Syrie, ou bien, s'il n'évacuait pas aussitôt le pays, pour l'isoler de façon à ce qu'il pût être pour la seconde fois complètement détruit. Cillés était en marche, et déjà à peu de distance de Démétrios ; ce dernier apprit par des espions que l'armée égyptienne se reposait près de Myonte', qu'elle gardait maison camp, et qu'une attaque imprévue devait être d'un effet décisif. Aussitôt Démétrios, laissant derrière lui les bagages et les hommes trop pesamment armés, partit à la tète de ses autres troupes. Après une marche forcée de toute une nuit, il se trouva .à l'aurore dans le voisinage du camp; le petit nombre de sentinelles fut facilement massacré, le camp forcé et occupé avant que les ennemis fussent réveillés, et Cillés, sans avoir combattu davantage, fut contraint de se rendre prisonnieiavec toute son armée : 7,000 hommes et un très riche butin tombèrent ainsi entre les mains de Démétrios; ce n'était pas beaucoup moins que ce qu'il avait perdu lui-même à Gaza. Il avait donc honorablement réparé son échec devant cette ville. Les pertes de l'ennemi et la gloire de cette entreprise si hardie, couronnée d'un si grand succès, lui causèrent moins de satisfaction que l'occasion qu'il y trouva de prendre sa revanche du message et de l'envoi du Lagide après la bataille de Gaza. Avec l'assentiment de son père, qui l'avait laissé entièrement libre de faire de ses prises ce que bon lui semblerait, Démétrios renvoya à Ptolémée Cillés et les autres amis qui étaient parmi les prisonniers, avec de riches présents et une lettre où
^) DioDOR., XIX, 93. Ou u'ii aucun autre renseiguemeul pour reconnaître la situation de la Myonie de Syrie, si toutefois le nom est exact. Plutarque {Demeli\ 6) parle de Texpédition, mais non de la ville.
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