‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 245 sur 457 · DÉFECTION DU STRATÈGE PTOLÉMÉE [III · texte numérisé non relu

DÉFECTION DU STRATÈGE PTOLÉMÉE [III

d'intervenir en leur faveur: cette mesure ne faisait rien perdre à rÉgypte, puisque les villes de la C3rrénaïque avaient fait défection sous Ophélas et que leur autonomie était reconnue, à ce qu'il paraît, dans la paix de 311.

Telle est la grande diversion politique que fit le Lagido. Il envoya des émissaires aux villes qui étaient sous l'influence de Cassandre et de Lysimaque, et les invita à défendre avec lui la cause de la liberté : Antigone, leur fit-il dire, n'a pas rempli cette première et plus belle condition de la paix; il n'a pas retiré ses garnisons des villes libres; il le fera encore bien moins lorsqu'il aura terminé heureusement sa campagne d'Orient et qu'il sera deux fois plus puissant : il est temps encore maintenant défaire de la liberté une réalité. En même temps, son général Léonidas faisait voile pour la Cilicie «âpre » et y enlevait les villes qui se trouvaient au pouvoir d' Antigone : ne pouvaient-elles pas, elles aussi, passer pour des villes grecques* ?

Vers le même temps, la cause d'Antigone en Hellade subit un deuxième et grave échec. Son neveu Ptolémée, qui était stratège sur THellespont et qui avait, pendant la dernière guerre, combattu avec succès on Grèce, crut qu'il n'était pas suffisamment récompensé par son oncle ; il semble qu'il avait espéré obtenir la stratégie en. Grèce, qui resta au vieux Polysperchon, et qu'il reçut l'ordre de retourner dans sa stratégie sur l'Hellespont. En possession d'une armée considérable et maître delà plus grande partie de la Grèce, il crut pouvoir aspirer à de plus hautes destinées en trahissant la cause de son oncle et en passant du côté de Cassandre : Phœnix, qui pendant son absence avait été chargé du commandement sur l'Hellespont, reçut de lui des troupes et l'ordre de bien garder les villes et les forteresses du pays, car Antigone n'était plus désormais son maître.

Vers le même temps, Lysimaque paraît avoir réussi àpous-

') DiODOR., XX, 19. Cela parait bien prouver qu' Antigone était absent avec son armée. Lapéthos passait pour grecque, comme Aaxcuvcov xxiiT\ui (Strab., XIV, p. 682), Soles comme 'Apyeiwv ânoixot xoOiicep xoi *P6ôioi (PoLYB., XXI, 24, 10). Les monnaies de Nagidos et de Kelenderis portent des légendes grecques dès le temps des Perses.

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