‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 246 sur 457 · ot. cxvn, 2] cassandre et audoléon · texte numérisé non relu

ot. cxvn, 2] cassandre et audoléon

ser aux dernières extrémités, par un blocus étroit, Callalis, qui s'était défendue si longtemps avec un courage héroïque ; la détresse de la ville en arriva au point que 1,000 citoyens, pour ne pas mourir de faim, quittèrent la ville et se réfugièrent auprès du roi Eumélos sur le Bosphore '. On ne dit pas pourtant qu'il ait pris la ville. Cette Pentapole de Thrace semble avoir toujours réussi, en s'appuyant sur le royaume scythe d'Eumélos, à défendre son indépendance contre Lysimaque '. Cassandre, lui aussi, avait combattu avec succès. Audoléon, prince des Péoniens, pressé par les Autariates, qui avaient émigré hors de leur territoire', lui avait demandé des secours ; il s'était avancé contre eux, les avait battus, et avait transporté toute la tribu, près de 20,000 âmes, dans l'Orbélos. Son alliance avec le stratège Plolémée avait considérablement accru sa puissance: à l'intérieur, le parti qui avait pris les intérêts du jeune Alexandre n'osait plus lever la tête, et Ptolémée d'Égjrpte, malgré sa lutte pour la liberté des villes helléniques, qui aurait pu faire tort aussi à Cassandre, était son allié naturel.

*) C'est précisément en cette année 310 quEumélos arriva au pouvoir (DiODOR., XX, 25).

*) L. MûLLER (Die Mûnzen des Lysimachos, p. 62) arrive à ce résultat : qu'il n'existe pas de monnaies de Lysimaque provenant des villes du Pont, pas plus que de Byzance, et que les monnaies qui ont été frappées au nom de Lysimaque dans les villes en question l'ont été après son règne, et comme monnaie internationale préférée par le commerce dans la région du Pont. Les événements qui ont porté Eumélos à un si haut degré de puissance au nord du Pont sont racontés par Diodore (XX, 22 sqq.) et ont été commentés par BocKH (C. L Grxc, II, no 102 sqq.).

^) Les Autariates sont contraints d'émigrer par un fléau abominable, des grenouiUes qui leur tombent du ciel (Heraclides Lembus, fr. 3 ap. Athen., VIII, p. 333. DioDOR., III, 30. Appjan., Ulyr. 4. Justin., XV, 2, 1). Appien place le fait trop tard, et Justin quatre ans trop tôt; car Tordre chronologique adopté par Diodore (XX, 19) doit être préféré à leur témoignage. Ce qui est plus remarquable, c'est la façon dont Appien motive ce fléau des Autariates. A l'entendre, ils avaient, de concert avec MoXt<jT6ji(5) xa\ KeXTotç Toî; Kt{jL6poi; Xeyotiévoïc» voulu faire un coup de main sur Delphes pour piller le sanctuaire, mais le dieu avait déchaîné sur eux la pluie et la tempête, et Tmalement ce fléau etc. On n'entend parler nulle part ailleurs d'une agression contre Delphes avant celle de 278 ; il est encore moins question d'un chef celte du nonl de Molistomos, et ce que les celtisants trouvent à dire sur les Gimbres mentionnés à ce propos parait plus qu'aventuré.

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