‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 249 sur 457 · DEUXIÈME ANNÉE DE PAÎX [III · texte numérisé non relu

DEUXIÈME ANNÉE DE PAÎX [III

cos, nous constaterons quo dans tout Tcmpire d'Alexandre régnait une paix nominale, car l'entreprise de Polysperchon en faveur d'Héraclès ne peut guère avoir été approuvée officiellement par Antîgone: l'expédition de son fils Philippe surTHellespont était motivée par une rébellion; les efforts du Lagide pour réaliser la délivrance des cités grecques trouvaient leur justification dans la paix de 311 , et, si Démétrios chassa les garnisons que le satrape d'Egypte avait mises dans les viUes de la Cilicie âpre, c'est sans doute qu'il avait fait valoir la compétence supérieuredupouvoir impérial pourproléger la liberté des cités grecques dans Tempire.

Cette situation était étrange, telle qu'elle pouvait être par ce temps de combinaisons inextricables et de fermentations explosives.

Durant l'année suivante, la paix se maintint encore dans les mêmes conditions. Pour réparer la perte de la Cilicie, le Lagide conduisit sa flotte à Phasélis, prit la ville d'assaut, gagna la Lycie et conquit aussi Xanthos, qu'occupai tune garnison d'Antigone ; continuant sa navigation, il surprit Caunos, prit de force l'une des deux citadelles de la ville et reçut l'autre à capitulation : tout cela, sous prétexte de délivrer des villes grecques. Il passa ensuite à l'île de Cos, pour de là faire ime tentative sur Halicamasse.

Pendant ce temps, il y avait eu une solution aux affaires de l'Occident. Polysperchon, à ce qu'il parait, s'était mis en marche au commencement de l'année, à la tête d'une armée considérable, pour ramener en Macédoine le jeune Héraclès en qualité de roi ; Cassandre s'était avancé au-devant de lui; il campait sur le territoire de Tymphaea, non loin de son adversaire*. Les dispositions favorables au fils d'Alexandre s'ex-

*) C'est à ces conjonctures que fait allusion le chapitre (je Théophraste itEpi XoYOTcotifaç, oùle colporteur de nouvelles raconte qu'il sait de source absolument sûre comme quoi Polysperchon et le roi ont battu Cassandre à plate couture et Tont fait prisonnier; on peut lire la chose, dit-il, sur la figure des autorités de la ville (rk icp^atoica tôv ev toîç TcpàyiAaai) : puis il s'écrie : « Pauvre Cassandre ! il est bien malheureux ! Comme la chance a tourné contre lui 1 » Le roi ne peut pas être Arrhidée ; il faut que ce soit Héraclès, car ce n'est qu'à cette époque qu'Athènes était tout à fait pour Cassandre.

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