‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 250 sur 457 · OL. cxvu, 3] Héraclès assassiné · texte numérisé non relu

OL. cxvu, 3] Héraclès assassiné

primaieiit clairement parmi les Macédoniens de l'armée de Cassandre ; il lui sembla dangereux de risquer avec eux une bataille dont Tissue était douteuse pour d'autres raisons encore que la supériorité numérique de Tadversaire. Cassandre tenta la voie des négociations; il envoya demander à Polysperchon h quoi lui servirait une victoire remportée pour Héraclès ? Il ne pourrait plus agir après cela que d'après la volonté des autres; lui, Cassandre, serait un ami plus utile : le bâtard d'Alexandre était un obstacle pour eux deux comme pour tous les autres ; s'il savait Técarter, de quelque façon que ce fût, alors ils seraient tous deux les maîtres de l'Occident et partageraient; Polysperchon recouvrerait ses possessions en Macédoine * ; on mettrait à sa disposition une armée suffisante pour qu'il pût rentrer avec elle dans le Péloponnèse comme stratège de ce pays; personne après cela n'oserait s'attaquer à leur puissance unie. Cassandre accompagnait ses propositions de riches présents ; il en prometlait de plus riches encore : Polysperchon fut acheté pour 100 lalenls, et il conclut un traité secret. Il invita le jeune prince à un festin. Héraclès, qui appréhendait peut-être quelque mauvais coup, s'excusa sur une indisposition; Polysperchon se rendit auprès de lui, lui fit des reproches sur sa méfiance et sa froideur. Héraclès se rendit avec lui dans la salle du festin; après le repas, il fut étranglé : c'était le dernier descendant de la famille royale do Macédoine*. Après cela, les deux

*) rxpotxp^(it>a (A6V a'Kokr^'^txoLi xàc iipoYeYevrj|i.iva; xaxà Maxs6ovîav ôtopcac... Tac T ev TT, MaxeSov^a ôiopsà; exo(jic<raTo (DiODOR., XX, 28, 2 et 3). Je ne sais si j'ai bien compris le sens de ôwpeàç : d'après le scoliaste d'Aristophane (sdTt £è BtopoL (tèv xà em ScopoSoxtx deS6(uva, Scopeà 6è ètc\ Ti(i.f,c. ad Av. 510), on est en droit d'entendre par là des présents, mais des présents consistant probablement en terres, et Ton peut très bien interpréter dans ce sens les expressions de Diodore (XV, 91, 1. XVI, 3, 4. XIX, 86, 1), bien que, dans ces passages, l'intention de corrompre ne soit pas exclue le moins du monde. Les Scopsat dont il est question ici ressemblent tout à fait aux offres faites à Eumène et qui ont été mentionnées ci-dessus (p. 191), d'après Diodore (XVIII, 50) : Xaécîv S(i>peà; noXXairXadiouc wv icp^Tepov r,v è(rxTQ''<»>C «ai tTOLxpoLitzioLs iiecÇova x. t. X. Même les distinctions militaires qu Eumène a droit d'accorder, xa-jaia; àXoupyaîc xai -/Xapivôaci sont appelées ôwpeat par Plularque {Eumen. 8).

*) DioDOR., XX, 28. Palsan., IX, 7. Plut., Défais, pud, p. 530. Le crime fut consommé (ev Ooivaiaiv) à Trarapya (Lycopmr., Alex, 800, cf. TzKTZKs, ibid,). Justin (XV, 2) est inexact : seulement, il fait la remarqué

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