‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 25 sur 457 · OL. rxiv, 2j les grecs de nvcmrANE · texte numérisé non relu

OL. rxiv, 2j les grecs de nvcmrANE

oxianique* s'étaient soulevés et avaient tenté de retourner dans leur pays en Europe. Maintenant qu'on savait Alexandre mort pour tout de bon, un mouvement beaucoup plus dangereux se propagea dans les colonies des satrapies supérieures. Le désir de revoir leur pays doubla d'intensité chez les intéressés. Le nom du puissant monarque ne les épouvantait plus, et Tespoir du succès augmentait leur courage et leur désir. Ils quittèrent leurs postes et se dirigèiMînt, les armes à la main, vers les grandes roules de l'Occident. Il y avait là près de 20,000 fantassins et plus de 3,000 cavaliers, tous vétérans de la grande armée, pleins do confiance en eux-mêmes, ayant une bravoure éprouvée et cette audace farouche des coupables. Ils se réunirent aux lieux de rendezvous fixés d'avance, choisirent un chef parmi eux, TiEniane Philon*, et poursuivirent leur marche.

Cette nouvelle dut remplir d'inquiétude l'administrateur de l'empire. Ce n'était pas seulement la possession des provinces supérieures qui était compromise : il y avait là, chose beaucoup plus grave, un exemple d'insubordination qui, s'il était couronné de succès, tenterait les autres colonies. C'était en tous cas une masse d'hommes considérable qui allait traverser Tempire à la débandade et jeter des troupes exercées dans la Grèce, où l'on remarquait déjà les signes précurseurs d'un soulèvement général. Le vice-roi dirigea aussitôt sur les provinces supérieures 3,000 hommes de pied et 800 cavaliers pris dans les troupes macédoniennes; il en confia le commandement au garde du corps Pithon, fils de Crateuas, qui avait été nommé satrape de la Médie, et envoya aux satrapes les plus rapprochés l'ordre de lui expédier des renforts. C'est ainsi qu'on réunit 40,000 fantassins et 8,000 cavaliers. Pithon avait ordre de marcher droit à la colonne des révoltés, de l'attaquer sur le champ, de les passer tous au fil de l'épée et de partager le

») Grsen milites nuper in colonins a rege dedneti rirm Badra (Cirt., IX, 7 I), — oî xaxà Ty|v BoixTptavt|v xai ^oyîiavvxaxotxKTOlvrc; "E^Xr^ve; (DiODOR.,

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') Lo chof de la sédition de 325 s'appelle, dans les mss. de Q. Curce, Bifon ou Bicon (IX, 7, A sqq.) : il ne serait pas impossible que le Philon de 323 fût la même personne.

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