‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 260 sur 457 · OL. cxviii, 1] les éléments de la crise · texte numérisé non relu

OL. cxviii, 1] les éléments de la crise

macliia, possédant uoe influence prédominante à Byzance, achevait le blocus politique d'Antigone.

Un seul fait suffit pour nous montrer qu'il voyait tout et prenait ses mesures en conséquence, avec prudence et sûreté. Nous le voyons tout d'abord occupé de la construction de la nouvelle ville d'Antigonia sur TOronte; en y établissant le cenlre de sa puissance, dans une position qui menaçait également les régions de FEuphrate et du Nil, il révèle la manière dont il concev^t sa politique. Il avait fondé une seconde Antigonia, paraît-il, à Fépoque où il avait formé le dessein de passer en Europe (313); celle-là, il l'établit sur le point de la côte de la Troade où la baie de Beshika, voisine de Tentrée de THellespont, offre une station à Tabri de la violence de ses courants. De là il lui était facile de tenir en respect la Thracc, malgré Lysimachia ; pour dominer la côte propontique de r Asie-Mineure, il eût fallu que la Thracc fût, comme du temps de Philippe et d'Alexandre, dans la mémo main que la Macédoine. Néanmoins, ce territoire thrace pouvait devenir dangereux en ce que Lysimaque pouvait être soutenu, même du côté de la mer^ par ses alliés Cassandre et Ptolémée . La circonstance la plus menaçante pour Antigone était que la Macédoine et la Grèce se donnaient la main dans rilellade. Il ne pouvait pas laisser se consolider là un pareil état de choses ; le premier acte de son offensive devait être de rompre la chaîne dans laquelle on Fenserrait. Il pouvait se tourner de ce côté sans violer la paix de 311 ; il restait absolument dans l'esprit de l'empire et agissait en vertu de son autorité en intervenant en faveur de la liberté des Hellènes, que cette paix avait garantie.

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