CHAPITRE TROLSIÉME
Les Etals grecs. — Les ligues éiolieuue, béotienne, arcadienne. — Le Péloponnèse. — Athènes sous Démétrios de Pbalère. — Plan d*Antigone pour la délivrance de la Grèce. — Caractère de Démétrios. — Son expédition en Grèce*— Son débarquement. — Sièges de Mégare et de Munycbie. -i- Restauration de la liberté d'Athènes. — Démétrios à Athènes. — Différend entre Antigone et Ptolémée. — Commencement de la guerre de Cypre. — Siège de Salamine. — Bataille navale. — Démétrios vainqueur. — Antigone roi.
Pour savoir oe que la paix de 311 entendait par liberté des États helléniques» il suffit de voir ce qui s'était passé depuis, d*abord dans lliellade elle-même. Le mot magique de liberté devait cependant continuer de séduire les esprits et d'enflammer les cœurs ; chacun n'était occupé que de ce qui lui manquait à cette heure, et de ccqu^il croyaitavoir possédé autrefois.
Dans un certain sens, ces républiques municipales pouvaient encore être libres ou le redevenir ; mais une véritable indépendance n'était guère possible pour aucune d'elles. Elles étaient entourées de puissances trop supérieures eu force ; et, quoique pleines de soldats aguerris et de mercenaires, ces petites républiques étaient trop pauvres pour lever des armées considérables, trop jalouses les unes des autres et trop haineuses pour s'unir par des alliances loyales, leur bourgeoisie trop dégradée pour qu'on pût espérer un état de choses radicalement amélioré. Leur temps était passé; il eût fallu des formes monarchiques imposantes pour doimer de la cohésion à cette vie trop mobile, qui s'usait et se détruisait elle-même; mais,