OL. cxviu, 1] les états de la gkèce moyenne
ont forcés à adhérer à leur Ligue; mais aujourd'hui TAcarnanie, arrachée aux Etoliens par les Macédoniens, est devenue un camp retranché, une citadelle de la Macédoine contre rÉtolie. Les Locriens semblent unis d'une manière plus constante aux Etoliens, notamment ceux d'Amphissa, qui rougissent de leur nom d'Ozoles et aiment mieux porter celui d'Etoliens*.
La Béotie avait aussi, depuis les temps les plus anciens, une constitution fédérale à laquelle participaient d'abord quatorze, puis onze villes; la supériorité de Thèbes l'avait fait oublier, mais la forme s'était conservée. Lors de la prise de cette ville en l'année 335 et de sa destruction par les villes alliées longtemps opprimées, la confédération avait repris une importance politique : elle s'attacha à partir de ce moment à la Macédoine ; mais, lorsque Cassandre retourna à Thèbes, en 316, la vieille querelle se ranima; la Ligue passa du côté des adversaires, et, lorsque Polysperchon d'accord avec Cassandre voulut se jeter sur le Péloponnèse, elle alla jusqu'à lui opposer une force armée. La Ligue se composait de huit villes, dont les petites localités dépendaient comme protégées ; de même que les Etoliens avaient pour président un stratège, les Béotiens avaient pour chef un archonte de la Ligue béotienne. La situation du pays et l'inimitié de Thèbes, qui, gardée par une garnison macédonienne, tenait pour Cassandre, ne permit pas à la Ligue de devenir forte. Les territoires les plus voisins, ceux des Phocéens, des Locriens septentrionaux, des Thessaliens, étaient tout à fait dans la main des Macédoniens ^
La ligue des Arcadiens semble avoir eu encore moins de consistance : la ville fédérale, Mégalopolis, était toujours macédonienne de cœur; elle était attachée à Cassandre et avait repoussé en 318 l'assaut de Polysperchon, pendant que d'autres villes arcadiennes, notanunentTégée, Stymphale, Orchomène, tenaient en 314 contre Cassandre ; nous ne savons pas au juste
') Pacsan., X, 38,2. C'est avec raison que Sciiorn {Gcsvhkhte {hkchenkimiSf p. 28) fait remarquer que les Éloliens cherchaient à élenclre leur puissance non seulement par sympolHie, mais encore par «ymrmicAic, et que leur alliance avec les ÉÎéens notamment était de cette dernière sorte.
«) BocKH, Cotp. Inscr. Grœc, I, p. 726 sqq.