‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 288 sur 457 · OL. Gxvniy 3] ântigone salué roi · texte numérisé non relu

OL. Gxvniy 3] ântigone salué roi

quelques milles du rivage et s'occupait de la construction de sa nouvelle capitale Antîgonia*. Aristodémos, à ce que Ton raconte, ne fit pas aborder son vaisseau, mai^ jeta l'ancre auprès du rivage, en ordonnant à son équipage de se tenir tranquille à bord jusqu'à nouvel ordre ; il monta seul dans une barque et rama lui-même jusqu'à terre. Antîgone était déjà très soucieux en voyant qu'il ne venait pas de message de son fils ; lorsqu'il apprit qu'il était venu un vaisseau de Cypre qui restait à l'ancre, il envoya messagers sur messagers. Ils rencontrèrent Aristodémos, l'interrogèrent, le conjurèrent de mettre fin aux inquiétudes du vieux père et de ne rien cacher, fût-ce la nouvelle la plus désastreuse ; il continua son chemin, le visage sérieux, plongé dans ses pensées. Citoyens et soldats. Macédoniens, Grecs, Asiatiques, un peuple innombrable s'était amassé sur le chemin du château, attendant avec une impatience inquiète le message, qu*ils commençaient déjà à redouter, Antigone lui-même ne put se contenir plus longtemps ; il sortit et se hâta d'aller au-devant du messager qui arrivait, pour demander des nouvelles de son fils et de la flotte. Lorsqu' Aristodémos vit le stratège près de lui, il éleva la main et cria à haute voix : w Réjouis-toi, roi Antigone! Ptolémée est vaincu; Cypre est à nous; 16,800 hommes sont prisonniers » . La foule répéta avec un enthousiasme indescriptible : « Réjouis-toi, roi ! Salut à toi, ô roi !. Salut au roi Démétrios 1 » et les amis s'approchèrent, attachèrent au front du stratège le diadème royal *, le conduisirent au milieu des cris de joie sans cesse renaissants du peuple jusqu'au château. Il dit à Aristodémos : « Je te punirai, Aristodémos, de nous avoir torturés si longtemps ; tu recevras plus tard le salaire de ton message ! » Ilenvoya alors à son fils victorieux une lettre de remerciement, y ajouta un diadème et écrivit comme suscription : « Au roi Démétrios * » .

0 DioDon., XX, 47; avec lea notes que Wesselino a tirées de Libanîos et de Malalas. Cf. 0. Muller, in Gôtt, gel. Anzeig. 1834, p. 1081 sqq.

2) 'AvTÎYovov jib ouv eûoùç àvéStjffov. ol çiXot (Plut., Demetr, 18). N'était-ce pas là peut-être une cérémonie traditionnelle, comme Venthronismos dans le royaume des Lagides ? C'est une question à examiner.

^) C'est à cette victoire que Ton rapporte les magnifiques tétradrachmes avec le Poséidon combattant et la légende AIIMIlTPIOr BASIAEÛS, por-

Page 1