‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 307 sur 457 · OL. cxxxy 1] paix avec les bhodiens · texte numérisé non relu

OL. cxxxy 1] paix avec les bhodiens

son énergie n'étaient pas au bout, tandis que Démétrios, avec un déploiement de forces démesuré et véritablement étonnant, n'avait au fond obtenu aucun résultat. Il se préparait à de nouvelles attaques lorsqu'arriva un ordre de son père qui lui commandait de faire la paix avec les Rhodiens, s'il pouvait traiter à des conditions acceptables, car la situation exigeait sa présence en Grèce. Les ambassadeurs de la Ligue étolienne et les Athéniens déclarèrent de leur côté que Cassandre avait déjà fait de tels progrès en Grèce que, s'il ne venait pas bientôt des secours, on ne pourrait plus lui résister. Les Rhodiens n'étaient pas moins disposés à la paix : ils avaient incroyablement souffert par la stagnation du commerce, le siège et les combats répétés; Ptolémée leur avait promis dernièrement de nouveaux envois de grains et une armée de secours de 3,000 hommes, puis, dans un écrit postérieur, leur avait conseillé d'accepter la paix à des conditions honorables. Aussi, par rintermédiaire des ambassadeurs étoliens, la paix fut-elle conclue aux conditions suivantes : les Rhodiens seront libres et indépendants, ne recevront pas de garnison, conserveront leurs revenus * et seront les alliés d'Antigone et de Démétrios, excepté contre Ptolémée; en témoignage de cet engagement, ils fourniront 100 otages, que Démétrios choisira dans la bourgeoisie, à Texclusion des fonctionnaires. Cette convention fut conclue vraisemblablement dans l'été de 304 *. On se félicita réciproquement, selon les habitudes chevaleresques des belligérants de cette époque ; Démétrios laissa aux Rhodiens son hélépole, en souvenir de ses gigantesques travaux de siège et de leur bravoure extraordinaire ' .

') L'expression employée par Diodore (XX, 99, 4) : itx«iv xàç lîtaç iipoa68oy; doit signifier qu'ils continueraient à percevoir non pas seulement les revenus de leurs biens et de leurs octrois, mais encore ceux des villes et régions qui leur avaient appartenu en propre.

») DiODOR., XX, 99. Plut., Demetr,, 22. Diodore dit que la ville fut assiégée êvtaivmov xp^vov. Le siège avait commencé au printemps ou à Tété de 305, et Diodore en raconte la fin sous Tarchontat de Phéréclès (304/3), qui correspond dans son système à Tan 304.

') Plut., Apophth, Demetr,^ 1. C'est, dit-on, avec le métal de la machine que Cbarès de Lindos éleva plus tard le fameux colosse de Rhodes. Je renvoie pour plus amples détails à la dissertation de Caylus (M^m, de l'Acad, des Inscr, XXIV, p. 360 sqq.).

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