‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 317 sur 457 · OL. cxTX, i] cléonymos a corcyre · texte numérisé non relu

OL. cxTX, i] cléonymos a corcyre

entreprises en Grèce et en Italie; il s'empara aisément de cette lie sans défense^ la mit à rançon, et laissa des garnisons dans les places principales. Tout cela a dû se passer en Tannée 303. Démétrios ainsi que Gassandre envoyèrent des ambassadeurs h Gléonymos pour Tinviter à une alliance. Il apprit alors que Tarenle avait « fait défeclion » ; c'est ainsi qu'il interpréta le traité que la ville avait conclu avec Rome, traité par lequel les Romains s'étaient engagés à ne pas laisser leurs vaisseaux dépasser le promontoire Lacinien ; les deux parties contractantes trouvaient sans doute assez menaçante l'éventualité du retour d'un aventurier puissant et sans scrupules pour qu'il leur parût opportun de prévenir un conflit entre elles. Gléonymos partit de Gorcyre avec son armée et se jeta sur Hyria, dans le pays des, Salen tins; il en fut chassé par les Romains : il fit alors, dit-on, une expédition contre les riches contrées de l'embouchure de la Brenta, mais il échoua complètement et se relira après avoir perdu la plus grande partie de ses vaisseaux et de ses troupes*.

Démétrios paraît avoir profité de son absence pour diriger sur Gorcyre une expédition maritime, dont le résultat semble avoir été la délivrance de l'île et l'expulsion de€léonymos. Du même coup, Leucade, située vis-à-vis du pays des Acamaniens,

*) La chronologie des entreprises de Cléonymos est très incertaine. Diodore (XX, 104) les place sous l'archontat de Léostratos, c'est-à-dire, suivant son habitude, dans l'année julienne 303. Or, il est absolument certain qu*on ne peut assigner à cette année que la fin de son récit ; encore ne nomme-t-il pas Hyria, et le Triopion qu'il nomme est parfaitement inconnu. Tite-Live (X, 2) lui fait prendre Thurias urbem in Sallentinis, et le fait expulser ensuite par le consul iEmilius, c'est-à-dire le consul que Diodore (XX, 106) inscrit en tAte de Tannée suivante 302. L'auteur latin rapporte ensuite (in quibusdam annalibus tnrenio, IX, 2) que le dictateur Bubulcus a battu l'aventurier, après quoi il raconte l'expédition de Cléonymos du côté du Pô. Nous savons que Démétrios s'est emparé de Corcyre, mais ce n'est pas Diodore qui le dit : au contraire, cet auteur termine son chapitre sur Cléonymos en disant que le prince, après avoir éprouvé de grosses pertes par une violente tempête (x^'^J^^'^ TcepiyeviiJLevo;), était revenu à Corcyre. Le fait résulte d'un passage de Démocharès (Fr. 4 ap. Athbn., VI, p. 253) : eicaveXO^vTa 6à tov Ar||jii^Tpiov àîib ttj; AeuxaÔo; xa\ Kepxupa; elç xà; 'AÔTjva;, et des événements qui suivent la bataille d'ipsos. Le retour de Démétrios à Athènes peut être placé avec certitude à la fin dft 303 ou au commencement de 302,

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