OL. cxiv, 2] les alliés d'âthènes
rétablissement de la domination de Thèbes et sa vengeance ^ . Les Péloponnésiens eux-mêmes, qui jusqu'ici s'étaient tenus prudemment à Técart, commençaient à s^agiter plus vivemen; depuis le combat sur le Sperchios. Des ambassadeurs athéniens, entre autres Hypéri^e et Polycucte de Sphettos, allaient de ville en ville : ils furent rejoints par Démosthène qui, depuis son exil après l'affaire d'Harpale, séjournait le plus souvent à Trœzène et à Égine. Argos, Sicyone, Phlionte, Épidaure et ce qu'on appelait VAkié d'Argolide y Élis, la Messénie, se joignirent à la Ligue, malgré les efforts contraires des ambassadeurs macédoniens; en compagnie de Pythéas et de Gallimédon, les deux orateurs récemment expulsés d'Athènes, ceux-ci se présentèrent dans une assemblée des Arcadiens en face des députés athéniens, et, après un échange de discours et de répliques violentes, les Arcadiens se déclarèrent, eux aussi, pour les alliés».
Us ne sortirent pas de chez eux cependant, sous prétexte peut-être que Corinthe leur barrait le passage. Il y avait là, en effet, une garnison macédonienne ^ Mégare aussi tenait pour
*) Palsan., I, 25, 4. Pausanias donne un deuxième catalogue des confédérés.
•) Plutarque (Demoslh. 27) rapporte les bons roots de cette délibération. Bien que Pausanias (VIII, 6, 1) dise que, dans cette guerre, les Arcadiens n'avaient combattu ni pour ni contre les Hellènes, on doit croire exacte l'assertion du biographe des orateurs (Plut., Vit.XOratt.y p. 846) affirmant que Démosthène les décida à prendre part au mouvement. Seulement, on ne s'explique pas bien comment cette adhésion des Arcadiens peut se concilier avec la situation du pays, notamment de Mégalopolis. En effet, ceci se passait avant la mort de l'excellent législateur Cercidas (voy. son épigramme sur le fameuxlDiogène dans Diog. Laert., VI, 70), que Démosthène (De Coron., p. 324 r) compte parmi les traîtres coupables d'avoir (vers 344 livré leur ville natale aux Macédoniens, reproche dont, soit dit en passant, Cercidas est suffisamment lavé par son compatriote Polybe (XVII, 14). Ce doit être le parti de Polyœnetos qui, à Mégalopolis, a provoqué cette défection (Cf. Diodor., XVIII, 56), bien que ce système soulève aussi des difficultés sérieuses.
3) Justin (XIII, 5) nomme, il est vrai, Corinthe parmi les villes qui ont été entraînées dans le parti de la Ligue par Démosthène et Hypéride; mais, d'après Plutarque {Arai. 23), il y avait constamment dans l'Acrocorinthe, depuis le temps de Philippe, une garnison macédonienne; et le fait que Dinarque, le partisan d'Antipater, séjournait alors à Corinthe ([Demosth.|, Episl. V, p. 648 éd. B.) semble réfuter l'assertion de Justin. Si Corinthe