‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 341 sur 457 · LE PARTAGE SANS PTOLÉMÉE [III · texte numérisé non relu

LE PARTAGE SANS PTOLÉMÉE [III

thoc, que Lysîmaque avait supporté le poids le plus lourd de la lutte et que Séleucos avait amené la solution, tandis que Ptolémée s'était contenté d'une expédition facile, dont sur le théâtre de la guerre on n'avait pas ressenti le moindre effet. Il est vrai qu'il n'était entré dans l'alliance des rois qu'à la condition qu'il obtiendrait la Cœlé-Syrie et la Phénicie * ; mais les trois rois convinrent après la victoire de faire un nouveau partage ', et ils y procédèrent sans donner avis à Ptolémée de leurs résolutions.

Ni Cypre, ni les villes phéniciennes n'avaient été enlevées par Ptolémée à l'adversaire ; il s'était contenté de placer des garnisons dans quelques villes fortes de la Cœlé-Syrie, Gaza, Samarie, etc. Le point le plus important des nouvelles conventions fut qu'on ajouta à la part de Séleucos, outre la Syrie supérieure, la Cœlé-Syrie et la Phénicie. Il partit de la Phr}'gie avec son armée, arriva sans doute en hiver dans la Phénicie, où les principales villes étaient encore au pouvoir de Démétrios, puis se dirigea plus loin, vers la Cœlé-Syrie méridionale, quoique" les places fortes de ce pays fussent occupées pai' des troupes égyptiennes. C'était le début d'une nouvelle série de complications.

Nos sources ne nous apprennent pas ce que le second traité de partage décida en faveur de Cassandre. Il est permis de supposer qu'on lui abandonna la Thessalie et la Grèce. Eut-il aussi l'Epire, dont le jeune roi Pyrrhos avait combattu aux côtés de Démétrios, c'est une question à examiner. On fit sans doute entrer en ligne de compte dans la part de Cassandre le fait que son frère Plistarchos obtenait la Cilicie, peut-être à titre de royaume, et les restes du trésor de Cyinda'.

*) C'est là le traité qu'invoquent contre Antiochos le Grand les envoyés de Ptolémée Philopator : êm toutù) <TvtJLicoX£(i.ri<iai SeXevxb> IlToXctiatov, eç' w tt,v {liv 8Xtiç TTj; *Aa(ac «p*/^^ ScXeuxco nepiOslvat, ttiv Sk xatà xoiXtjv 2ypiav avrû xaTaxT;^<ya<rôai xai *otvtxrjv (Polyb., V, 67). Pausanias (1,6, 8) se contente d'une mention superficielle : aTcoOavAvro; 'Avxiyivo'j tlToXeiialoç Supoy; Te avOi; xa\ Kvicpov eiXe*

•) Ce traité fut invoqué en i69 contre Ptolémée Philométor par Antiochos Epiphane : Tcpoçep^iievoc xà auy*x(opi^(jiaTa Ta yt>t6\Lt;y(X £eXeOxci> 8(à tûv àicb Maxedoviac ^aaiXéwv \uxk tov 'Avriyôvou OavaTov (Polyb., XXVIII, 17).

3) Il n'est plus question désormais de Polysperchon : on ne sait où le vieux capitaine a trouvé la mort.

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