‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 356 sur 457 · OL. cxx, 2] la guerre de quatre ans S · texte numérisé non relu

OL. cxx, 2] la guerre de quatre ans S

DémétrioSy après avoir renforcé pour plus de sûreté les garnisons de ses villes phéniciennes, syriennes et siliciennes, mit à la voile pour commencer sa campagne contre Athènes. II par* tait avec une flotte puissante ; ses garnisons de Mégare et de Corinthe lui offraient de solides points d'appui, et il pouvait espérer en finir vite avec la puissance athénienne. Près de la côte d'Attique, il fut surpris par une tempête dans laquelle il perdit la plus grande partie de sa flotte et beaucoup de ses troupes ; il parvint à se sauver lui-même. Avec ce qui lui restait de ses forces, il commença à attaquer le littoral de TAttique, mais sans résultat. Il envoya à Cypre pour faire venir de nouveaux navires. Quant à lui, il se dirigea vers le Pélopannè*se pour assiéger Mcssène : on combattit avec acharnement; une flèche de catapulte lui perça la joue et le mit à deux doigts de la mort ; sa convalescence fut longue. Enfin Messène et quelques autres villes qui avaient fait défection comme elle furent reprises. De là il retourna vers TAttique.

Nous avons su comment Athènes s'était préparé à cette difficile lutte contre Démétrios, comment les partis démocratique et macédonien marchaient en se donnant la main, comment notamment Démocharès agissait pour trouver un appui en Egypte et à Lysimachia, '^pendant que Lacharès voulait négocier une alliance avec la Macédoine. Seule la Macédoine paraissait capable d'apporter, dans un danger si pressant, les rapides secours qui étaient nécessaires, au lieu que la flotte que promettait Ptolémée, outre des secours en argent, ne pouvait apparaître qu'après un long délai, et que les 100 talents que Lysimaque voulait ajouter aux 30 déjà donnés ne pouvaient sauver AtHènes dans le cas où son ennemi acharné viendrait à frapper un grand coup*.

Le premier renseignement certain que nous trouvons con-

d*Antipater. Évidemment, Texpression de Plularque est inexacte. Son témoignage écacté, il est impossible d'admettre que Démétrios n*ait commencé la ' guerre qu'un an après la mort de Cassandre.

^) Voy. le décret en Thonneur de Démocharès (Plut. Vit. X Oratt.t p. 851). Dans le décret en Thonneur d*Audoléon, prince des Péoniens (C. I. Ame, II, n« 312), on loue ce personnage de s'être montré, et en 287 et auparavant, ovvepyûv ci; ttiv èXeu^ptov t^ ic6Xst. Cet « auparavant » ne peut guère s'appliquer à une autre éppque qu'à la circonstance présente.

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