‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 361 sur 457 · oL. cx\i, 2\ dêméthios caNiRK sparte · texte numérisé non relu

oL. cx\i, 2\ dêméthios caNiRK sparte

comme otage; mais ou bien il s'était produit, au cours des événements, un différend que Ton pouvait regarder comme une violation du traité de la part de Démétrios, ou. peut-être Démétrios considéra-t-il lui-même comme telle l'envoi de la ilotte égyptienne en Attique. Quoi qu'il en soit, Pyrrhos se rendit en Épire, soutenu par l'argent et les troupes dePtolémée ; de peur que le roi Néoptolémos ne s'adressât à quelque puissance étrangère pour demander des secours, il conclut avec lui un traité, d'après lequel ils devaient gouverner en commun*. Pour le moment, il ne pouvait pas encore chercher querelle à Démétrios. Afin de trouver tout de suite des forces à opposer à ce dernier, Ptolémée semble s'être mis en rapport avec Sparte: on ne comprendrait pas autrement que cet Etat, qui depuis, la défaite de 330 était complètement impuissant et n'avait plus paru sur la scène politique, eût osé maintenant se risquer dans une lutte avec Démétrios et la continuer pendant des années. Les Spartiates, sous le commandement de leur roi Archidamos, doivent s'être mis les premiers en campagne et avoir commencé la guerre', car Démétrios, parti d'Athènes contre eux, les trouva déjà en Arcadie, non loin de Mantinée. Au sud-ouest de la ville, le Lycée, couvert de forêts, séparait les armées. Les troupes de Démétrios n'étaient pas peu en souci : n'étant pas encore familiarisées avec les chemins creux, elles devaient craindre que les Spartiates, couverts par l'ombre des forêts de la montagne, ne réussissent à les surprendre et à les tourner. Il faisait un temps horrible ; le vent du nord soufflait avec fureur : Démétrios, qui occupait le côté septentrional de la montagne, donna Tordre de mettre le feu à la

*) Plut., Fyrrh. 5. A ce moment, le mariage de Pyrrhos avec Lanassa, lille d'Agathocle, était déjà chose convenue (Aâvaaaav ttjV OuyaTépa Xéywv 7té|JLireiv Tcpb; Tr,v "HTceipov èià xbv yi\kov <rc6).ci) xexo(T(JLr,(JLSvr2v paaiXixw. DiODOR., XXI, 4. Exc, Hœsch. p. 151 sqq.)» Comme, dans un fragment qui se trouve à la suite dans la même série d'extrails, il est question du consul Fabius, on voit que, suivant la manière de compter de Diodore, Pyrrhos est revenu dès Tannée de Q. Fabius Maximus RuUiunus V et de P. Decius Mus IV, c'est-à-dire en 296. Peut-être ramenait-il les 150 navires qui s'étaient montrés devant Athènes.

*) C'est ici probablement que se place l'attaque de Démétrios contre Argos, fait mentionné par Athénée (X, p. 41 5j. Argos doit avoir été poussée à la défection par les Spartiates.

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