‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 370 sur 457 · OL. cxxi, 3j démétrios en béotie · texte numérisé non relu

OL. cxxi, 3j démétrios en béotie

Les textes signalent à peine quelques moments isolés de la suite de cette étrange évolution. La première entreprise de Démétrios devenu roi de Macédoine fut dirigée non contre Lysimaque, ni contre Pyrrhos, mais contre la Grèce. Cléonymos, l'aventurier Spartiate de rang royal, avait pénétré avec une armée en Béotie et avait été reçu par la ville de Thèbes, dans laquelle demeurait Lacliarès, le tyran fugitif d'Athènes; les villes béotiennes, excitées par le Thespien Pisis, qui, par ses qualités de guerrier expérimenté et de sage conseiller, avait une grande influence dans leur Ligue *, rompirent la paix qu'elles avaient conclue avec Démétrios Tannée précédente. Le roi accourut aussitôt, fit avancer contre Thèbes ses puissantes machines de siège et commença le siège de la ville. Gléonymos s'enfuit alors ; Lacharès se cacha dans un égout et se sauva à Delphes, pour gagner de là la Thrace': quant aux Béotiens, ils se soumirent. Démétrios plaça des garnisons dans les villes, mit à rançon la contrée, à la tète de laquelle il plaça comme administrateur et harmoste lUéronyme de Cardia, l'historien, l'ami d'Eumène. On avait craint que Démétrios, imitant l'exemple d'Alexandre, ne détruisît Thèbes ; il pardonna le passé. Cherchant à gagner à sa cause le puissant Pisis, il le nomma polémarque de Thespies ; il semblait que, devenu le maître de ses anciens concitoyens, ce personnage se ferait le partisan de la puissance contre laquelle ils s'étaient insurgés ^

A Athènes, sans doute en partie par Tinfluence des Spartiates ou de la puissance étrangère dans l'intérêt de laquelle ils agissaient, il s'était ourdi une conjuration qui ne se proposait rien moins que de chasser la garnison laissée par Démétrios au Pirée et d'établir pour tout de bon la liberté, qui n'était encore jusque-là, en somme, qu'un vain mot. Les conjurés entrèrent en relations avec le Carien Hiéroclès, l'un des

*) KXefa>vu|iou... iiapa6a>.4vro;Ei; Bi^6a; |i£tà arpatifi; eitapOévre; ol Boi«i>to\, xa\ IIt(n8oç «ita, o; eitptaTcue B6ir^ xot ôyvâiui t6t6, <Tuixitoipop|iwvTo; aùxoùç à«é(rcYi<Tav. Il est clair, par conséquent, qu'il y avait alors un xoiv6v des Béotiens, ou qu'il se reforma à l'occasion de ce soulèvement.

«) PoLY^N., m, 7, 2.

^) Plut., Demetr,, 39. Diodor., XXI. Exe. de virl. et vit., p. 559

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