CONSPIRATION A ATHÈNES [IV
chefs merceuaires de la garnison, et convinrent avec lui qu'il leur ouvrirait les portes pendant la nuit et les laissei'ait entrer; Ilipparchos et Mnésidémos conduisaient l'affaire. Mais Hiéroclès dénonça le plan au commandant Héraclide, lequel donna ordre de laisser entrer les conjurés. Ceux-ci vinrent, dans le silence de la nuit, au nombre de 420; Héraclide les fit recevoir par 2,000 hommes armés, qui les massacrèrent pour la plupart*. Démétrios prit prétexte de cet événement pour procéder contre Athènes comme le demandait son intérêt actuel, c'est-à-dire Tintérct macédonien; on lui livra tous ceux qui avaient parlé dans les assemblées du peuple et prêché la guerre contre lui, jusqu'ici le zélé défenseur de la démocratie la plus absolue : il leur rendit la liberté, en disant qu'il valait mieux pardonner que punir*; il laissa rentrer les anciens partisans de Uémétrios de Phalère, même Théophraste', tous
^) Pausanias (I, 29, 7) dit : o\ ôè toO netpat&c xaTdtXr,t);iv e6ouXey<rav x. t. X., ce qui ne peut trouver place qu'à cette époque. J'associe au texte de Pausanias celui de Polyaenos (V, i7) : il y est dit, il est vrai, que Démétrios se trouvait vers le même temps 'j:tp\'crc* Auôi'av, mais c'est certainement une erreur. 11 ne pourrait être question que de Texpédilion de 287 ; mais, à ce moment- là, Pyrrhos était déjà allé à Athènes ; la garnison était déjà expulsée et la liberté de la ville reconnue par Démétrios lui-même. 11 est bien possible qu'il yait eu, dans l'auteur dont Polya'nos s'est servi, un nom comme celui de AovSta;, le fleuve de Macédoine.
*) DiODOH., Exe, Vatic XXI. p. 44 (XXI, 6 éd. Dindorf) On reconnaît la place chronologique de ce fragment par la citation qui est faite des dernitrs mots : oti ffuyYvcoïiYj Tt|xu>pia; atpexcoxépa, dans les Exc.Hœsch.p, 491 (DiODOR., XXI, 8); du moins, les anciennes éditions de Dindorf répètent ces paroles dans le second passage.
^j icpaEâvTuv ttvTù TTtV xâdoôov Tûv icepi BE69pa<rrov dc(Aa toIc aXXoïc ^\tyâ.<ny' (Plut. Vit. X Omit. p. 850 d). — avyx^prtaciYcoi toO PadiXio); jieT oXXcov çuyâôtov xixetvft) xaTeXOeîv (DiON., Dinarch. 2). Cf. Phot., p. 496 b. 27 éd. Bekker. La date peut être déterminée assez exactement. Photius dit : èsi TT|ç çuyTj; âtaiAEiva; eyyù; eTrj ôéxa xai névxe (Denys : nevTExaiôexasTÎi xP^^ov). Dinarque s'était enfui d'Athènes en septembre 307 ; de là au mois d'août 292, il s'était par conséquent écoulé près de 15 ans. Comme c*est sous l'archontat de Philippos que Dinarque et les autres exilés reçurent la permission de rentrer, Philippos doit élre Téponyme de 01. CXXII, 1, année qui commença dans l'été de 292. Nous avons trouvé exacte jusqu'à Tarchontat de Nicostratos (01. CXXI, 2) la liste d'archontes dressée par Denys; pour les deux années suivantes jusqu'à Philippos (01. CXXI, 3-4), elle ne donne qu'un seul nom, Olympiodoros, un archonte dont l'année figure sur un décret en l'honneur du poèie Philippide (C. ï. Attic, II, n" 302). Le document en question ne sulfit pas pour décider si l'archontat d'Olympiodoros doit être placé en 01. CXXI, 3 ou CXXI, 4.