OL. cxiv, 2] là guerre sur mer
façon à pouvoir faire venir les renforts et les provisions nécessaires'. Antiphilos, avec Tai^mée des alliés, campa dans la plaine de Thessalie ; il n'osait attaquer les Macédoniens dans leurs fortes positions, et il se vit obligé d'attendre leurs mouvements ultérieurs.
Cependant, la guerre sur mer avait pris une tournure à laquelle on ne pouvait guère s'attendre en comparant les forces navales des deux parties belligérantes au commencement des hostilités. Dans l'état actuel de nos sources, on ne peut guère en distinguer que partiellement les diverses phases.
Diodore est le seul auteur qui donne des indications quelque peu suivies. Après avoir conduit le récit de la guerre sur le continent jusqu'à la défaite de Léonnatos et la retraite d'Antipater vers la frontière de Macédoine, il continue ainsi : les Macédoniens étant maîtres de la mer, les Athéniens armèrent de nouveaux vaisseaux pour Icsjoindre à ceux qui tenaient déjà la mer, ce quiportait leur flotte à 170 bâtiments ; celle des Macédoniens en comptait 240, commandés par le navarque Clitos. Clitos, opposé au navarque athénien Euétion, fut vainqueur dans deux batailles, et coula un grand nombre de vaisseaux ennemis près dQS « îles Échinades». Or, ces îles sont situées sur la côte étolienne : comme on a jugé impossible que la guen'e maritime ait eu lieu dans ces parages et qu'il se soit même livré deux batailles navales, on a supposé que Diodore a confondu peut-être les îles Échinades avec le port d'Échinos, à quelques lieues à l'est de Phalara, ou qu'il veut parler peut-être des lies Lichades, situées à proximité, à la pointe nord-ouest de l'Eubée.
Au commencement de la guerre, les Athéniens avaient
*) Peut-être la position dont il s'agit ici est-elle celle de Pélinnœon dans l'Histiaeotide, à l'entrée sud des défilés Cambuniens ; autrement, cette partie de la Thessalie restée Qdèle à la cause macédonienne et le chemin de la Haute-Macédoine se seraient trouvés ouverts à l'ennemi. Naturellement, la route de Tempe resta également occupée. L'assertion de Justin : m Macedoniam concessit paraît inexacte, car plus tard c'est seulement en Thessalie que Cratère opère sa jonction avec Antipater. De môme, ce qui suit : Grseçorum quoque copiœ, finibus Grxcix hoste pulso^ in urbes dilapsXy n'est vrai qu'en partie.