‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 395 sur 457 · oL. cxxiii, 2j suupuisk mahukk liiKi · texte numérisé non relu

oL. cxxiii, 2j suupuisk mahukk liiKi

.sordre fil des progrès terribles parmi ses troupes; un grand nombre de soldats passèrent à renuemi, beaucoup se dispersèreiiL Séleueos se gardait bien d'attaquer; les forces de Tenuemi allaient se détruire elles-mêmes. A peine rétabli, vers le mois de mai 286, Démétrios partit dlssos. On pensait qu'il allait revenir en Cilicie, mais il tourna vers Test, et franchit, dans le silence de la nuit, les défilés de TAmanos ; le lendemain matin, ses bandes descendirent dans la Cyrrhcstique, où elles pillèrent, massacrèrent, et se livrèrent à d'effroyables excès. Aussitôt Séleueos marcha contre lui, et établit son camp en face du sien, persuadé que Démétrios allait se hâter de battre en retraite. Mais, au contraire, ce dernier résolut de le surprendre pendant la nuit; il espérait que la soudaineté de Tattaque, le désordre, l'obscurité de la nuit, lui assureraient le succès. C'est avec des cris de joie que ses troupes reçurent l'ordre de l'attaque ; elles furent aussitôt sous les armes, attendant le signal. Cependant, deux peltastes étolicns se glissèrent jusqu'aux avant-postes ennemis, et demandèrent qu'on les conduisît au plus vite devant le roi ; ils trahirent le secret de l'attaque projetée. Séleueos, qu'on avait réveillé au milieu de son sommeil, s'arma à la hâte en disant: « Nous avons atfaire à une bète sauvage ». Il ordonna de faire sonner l'alarme par toutes les trompettes de l'armée; pendant que les troupes s'assemblaient, il fit allumer des branchages devant les tentes et conduire les troupes hors du camp avec des cris de guerre. Lorsque Démétrios approcha et qu'il vit ces feux innombrables, lorsqu'il entendit les trompettes et les cris de guerre, il comprit que son projet était éventé et battit en retraite*.

Le lendemain matin, Séleueos attaqua. Démétrios fit reculer un peu les ennemis sur son aile droite, et pénétra dans le chemin creux qu'abandonnaient les troupes de Séleueos. Aussitôt Séleueos accourut, accompagné d'hypaspistes d'élite et de huit éléphants; il rangea ceux-ci le long du chemin, descendit de èheval, jeta son casque, puis, tenant sa lance en avant, il s'avança au bord du chemin creux et intima à haute voix aux ennemis l'ordre de s'arrèler : - C'est de la folie, leur

») Plut., Demelr, 49. l»oL^.E^., IV, y, -J.

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