‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 397 sur 457 · OL. CXXllI, â] DÉMÉTRIOS PRIâONNlËH · texte numérisé non relu

OL. CXXllI, â] DÉMÉTRIOS PRIâONNlËH

il, labonne étoile de Démétrios, c'est la mieimequi Ta conservé et m'adonne Foccasion de montrer ma clémence ». Il ordonna qu'on dressât pour Démétrios une tente royale, et qu'on le reçût avec de grands honneurs ; il envoya Apollonide, un des anciens ainis de Démétrios, pour le saluer et l'amener* Les courtisans s'empressèrent de témoigner le plus grand respect à un homme que leur maître recevait avec tant de bonté, et qui prendrait certainement bientôt sur lui la plus gi*ande influence. Dans le camp régnait la ^lus vive curiosité de voir le Poliorcète. Les plus prudents ne voyaient pas tout cela sans méfiance : ils représentèrent au roi qu'il devait prendre ses précautions, et que l'on pouvait craindre une émeute en faveur de Démétrios. Cependant Apollonide avait salué Démétrios et lui avait apporté la nouvelle de la clémente résolution de son maître; beaucoup de courtisans étaient venus auprès de lui : Démétrios crut qu'il allait faire son entrée dans le camp non comme un prisonnier, mais comme un roi. Alors parut un détachement de 1,000 hommes à pied et à cheval, sous les ordres de Pausanias : on entoura Démétrios; les assistants furent éloignés, Démétrios placé au milieu <lc la troupe et emmené en silence. Démétrios fut conduit dans la forteresse d'Apamée sur l'Oronte. Entouré d'une garde nombreuse, il fut du reste traité en roi ; Séleucos lui envoya de ses propres domestiques, lui fit donner tout l'argent dont il avait besoin, et lui procura en abondance tout ce qui était nécessaire à sa personne et à sa petite cour ; tous les amis furent la permission de parler à Démétrios; les chasses royales, les manèges, les jardins lui furent ouverts ; des courtisans, qui vinrent de la part de Séleucos, apportèrent la bonne nouvelle que ce dernier n'attendait que l'arrivée d'Antiochos et de son épouse venant des provinces supérieures pour mettre complètement fin à sa détention'.

*) Plut., Detnelr, 50. Il n'est pas possible de préciser la date : les indications des chronographps ne donnent que les années en chiffres ronds, et elles sont de plus fautives en ce qui concerne Tépoque de la captivité. Ainsi, ils comptent Tannée de la bataille d*Ipsos (a. Abr. 1716=301) comme la dernière du vieil Anligone ; la suivante (a. Abr. 1717=300) comme la première de Démétrios : ils attribuent à celui-ci 15 années comme Asiano^inm Rex^

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