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Perdiccas posa d'abord la question. FalIait-il remplacer le roi mort, et comment? Il semble bien qu'on ne tomba pas tout de suite d'accord sur la nécessité de donner un successeur à Alexandre, pour conserver avec Thérédité la monarchie et l'unité de l'empire. On pouvait certainement faire valoir avec raison que Tunité résidait en Alexandre seul ; que, sans lui ou un autre plus grand que lui, elle était impossible; qu'il fallait sacrifier de cette unité autant qu'il était nécessaire pour maintenir, dans le détail et dans Tensemble, l'ordre de choses récemment créé. D'autre part, l'imité et l'hérédité paraissaient plus simples et plus conformes au droit.
Mais, qui était appelé par le droit de succession ? Il y avait bien un fils d'Alexandre, Héraclès, né de Barsine, veuve de Memnon : mais Barsine n'avait jamais passé pour l'épouse d'Alexandre; elle vivait à Pergame avec son enfant*.
Les épouses légitimes d'Alexandre^ c'était Roxane, c'était Statira. Roxane attendait ses couches dans trois mois ; mais donnerait-elle le jour à un enfant mâle ? Et le fils d'une Bac- Irienne allait-il porterie diadème des rois de Macédoine ? Il y avait bien encore à Babylone un rejeton de la famille royale,
<) Diodore (XX, 20), à la date de 310, appelle Héraclès lirtoixaUexa rrrî ycyovwc. Justin (XV, 2, 3) dit au même propos : qui fere annos XUII excesserat. Il devait par conséquent être né vers 327 ou 324 : et cependant Parraénion, — qui avait, dit-on, conseillé à Alexandre de nouer des relations avec Barsine, — ne faisait plus partie personnellement de Tentourage du roi depuis 330, et à, la fin de cette année il avait déjà été mis à mort. Barsine avait eu déjà de Memnon un fils, et auparavant, de — Mentor, qui était déjà mort en 338, — trois filles, dont Faînée avait épousé Néarque à Suse. Si elle avait mis au monde Héraclès en 32^, elle aurait déjà été d'un certain âge, et d'autant moins attrayante pour Alexandre, qui était plus jeune qu'elle. Le duc de LrvNES a publié {Essai sur la numismatique des satrapies, pi . xvi) une médaille qui, d'après son type (un lion déchirant un taureau), appartient à la Cilicie : elle porte au revers la légende "TTJDdSk : au droit une tête de femme aTec ***D11. A supposer que Blau {Wiener Numism, Zeitschrift, 1876, p. 235) ait d'aussi bonnes raisons pour reconnaître le nom de Barsine que pour celui d'Alexandre, il faudrait bien en conclure que Barsine avait reçu comme dotation une ville de Cilicie, peutêtre Tarse. Mais Brandis {Mimzkiofide, p. 431) substitue à la leçon de Blau la leçon plus exacte lannjf, dans laquelle Six {Monnaies d'Hiérapolis en SytiCf excellent article de la Numism. Ckrmu N. S. XVIII, p. 103) reconnaît une abréviation de niTO HTO {Athe Thahe\ r'ArroiYdOTî d'Hésychius ( 'Att' k^t^i = Dea bona).