‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 406 sur 457 · OL. cxxiv, 4] pyrrhos en italie · texte numérisé non relu

OL. cxxiv, 4] pyrrhos en italie

moment ; l'armée molosse était le plus près et prêle à faire la guerre : pourtant, le traité avec Tarente et plus encore le corps déjà envoyé rendaient absolument nécessaire une expédition en Italie. Les trois rois rivalisèrent d'efforts, non pour gagner son assistance, car il aurait exigé en relour la Macédoine, mais pour le décider à ne pas abandonner Tœuvre déjà commencée de la délivrance de lllalie, qui lui offrait du reste un riche dédommagement pour la couronne de Macédoine. Antigone lui prêta des vaisseaux pour la traversée ; Antiochos fournit des subsides ; Céraunos s'offrit, quelque pressant besoin qu'il eût lui-même de ses forces, à lui envoyer 5,000 fantassins, 4,000 cavaliers, SO éléphants pour l'expédition d'Italie. Dès avant le printemps de 280, le roi des Épirotes prit la mer, en rendant, pour ainsi dire, Ptolémée de Macédoine responsable de la sécurité de son royaume*.

Pendant qu'Antigona combattait Céraunos et ses alliés, il venait d'éclater en Grèce une guerre allumée sans doute par Ptolémée d'Egypte, pour faciliter autant que possible à son frère le maintien de sa domination sur la Macédoine,' qui assurait sa propre situation en Egypte. Les Spartiates envoyèrent partout en Grèce des émissaires chargés d'appeler les Hellènes à la lutte pour la liberté. Une étrange effervescence se manifesta partout; quatre villes achéennes, de la Ligue depuis longtemps dissoute, renouvelèrent l'ancienne alliance*; à Athènes (Salamine, le Pirée et Munychie étaient toujours occupés par Antigone) un décret honorifique proposé par Démocharès ranima le souvenir de Démôsthène'; des décrets en rhonneur d'officiers macédoniens qui, dans le soulèvement de 287, avaient embrassé la cause de la liberté, furent comme une invitation à suivre cet exemple ^ ; de grands hon-

*) ov2à To ïoLp £(i£tvev (Dio Cass. ap. Mai, p. 169). — Plolemxi filia in matrimonium accepta vindicem eum regni reliquit, pacificatiis cum omnibus finitimiSy ne abducta in Italiamjuvenlule prœdam hoslibus regnum relinquere( (Justin., XVII, 2, 15).^

*) TaOxa 8' Yjv xaxà toO Iluppou 8ia6a<riv si; ItaXi'av (PoLYB., Il, 41, H). Polybe ajoute : « dans la CXXIV* olympiade », celle qui commence en juillet 284 et finit en juin 280.

3) Sous i'archontat de Gorgias (Plut., Vit. X. Oratt., p. 847), qui correspond, d'après les recherches de Dittenberger, à 01. CXXV, 1 (280/79),

*) Stcwç av o[vv eçdtpitXXov i% . . (G. I. Attic, II, n» 318).

Page 1