‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 408 sur 457 · ZIPŒTÈS ET NICOMÈDE [IV · texte numérisé non relu

ZIPŒTÈS ET NICOMÈDE [IV

stratège Palroclès, qu'Anlioclios avait envoyé avec une armée au-delà du Taurus, arrivait par la Phrygie, pour rétablir, à ce qu'il paraît, dans les villes grecques du littoral le pouvoir royal, dont elles avaient sans doute salué la fin lors de l'assassinat de Séleucos. Déraclée sur le Pont, probablement menacée la première de son attaque, préféra lui envoyer une députa. tion; lui, de son côté, se contenta de conclure un traité do paix et d'amitié avec cette ville puissante, dans le but, à ce qu'il semble, d'arriver plus tôt aux positions plus importantes de l'Hellespont. Il poursuivit son chemin à travers la Bithynie.

C'est là, sur le territoire entre le golfe d'Astacos, le Bosphore et le Pont, que le vieux Zipœtès avait agrandi sa souveraineté dans de longues luttes contre les villes grecques, Héraclée notamment, contre les stratèges d'Alexandre, contre Lysimaque, et que, depuis 298/7, il avait pris le litre de roi*. En ce moment régnait son successeur, son fils aîné Nicomède ; celui-ci eut l'audace de surprendre l'armée de Patroclès, lorsqu'elle vint sur son territoire, et ill'anéantit complètement. Il devait certainement s'attendre à un contre-coup terrible de la puissance séleucide ; il se hâta donc de s'assurer l'assistance des puissants Héracléotes. Il acheta leur amitié par la restitution de ce que son père leur avait arraché : Tion, à Test de la ville sur la côte; Ciéras, dans l'intérieur; la côte de Thrace qui s'étend jusqu'au Bosphore. Mais Zipœtès, sans doute son frère cadet, qui ou bien avait reçu le territoire thrace comme héritage de son père ou bien s'en empara alors^ résista aux Héracléotes et les combattit avec des chances diverses.

Si Antiochos avait espéré faire valoir par Patroclès ses droite jusqu'à l'autre rive de THellespont, il voyait maintenant, par la défaite de ce dernier, sa puissance complètement paralysée pour l'instant dans ces régions, et la guerre qu'il avait commencée contre l'Égyptien pour la possession de la Cœlé-Syrie occupait là toutes ses forces; et cependant il tenait extrêmement à se maintenir dans les importantes provinces de l'Hel-

*) Memnon (c. 10) Tappelle encore <5 Biôw&v eicàpx«»v; mais Tère qui apparaît sur les monnaies de ses successeurs ne permet pas de douter qu'il n'ait pris celle année-là le titre de roi. Du reste, son père Bas avait déjà été un dynaste indépendant, et, en 2T9, Nicomède est dit dans Memnon (c. 18)

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