‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 410 sur 457 · OL. cxxv, l] les celtes · texte numérisé non relu

OL. cxxv, l] les celtes

servantes dans Tîle sainte de Samothrace, à qui elle avait fait du bien au temps de sa prospérité*.

C'est alors que s'éleva sur le Danube la terrible tempête qui devait fondre d'abord sur les versants méridionaux de Tflœmos, puis se décharger en coups formidables jusqu'au cœur de FHellade et de l'Asie-Mineure.

.Des peuplades celtiques avaient pénétré depuis trois ou quatre générations jusque vers TOrient, dans les pays do population illyrienne. Le monde grec septentrional sentit le premier effet de cette poussée lorsque les Triballes, franchissant les montagnes, pénétrèrent au sud jusqu'à Abdère ; ils avaient été chassés de leur ancien séjour sur la Morava par les Autariates, qui avaient été eux-mêmes refoulés, paraît-il, parles Celtes; ils avaient dû rebrousser chemin près d' Abdère et n'étaient pas rentrés dans leur ancien territoire, mais s'étaient établis plus à Test, entre le Timok pt le Danube, en déplaçant les Gètes. Les progrès du royaume de Macédoine depuis le commencement du règne de Philippe forcèrent aussi les peuples du Nord à se tenir de plus en plus tranquilles : lorsqu'en 335 Alexandre était arrivé jusqu'au Danube, après ses rapides victoires sur les Triballes et les Gètes, les Celtes voisins avaient aussi envoyé auprès de lui ses ambassadeurs et conclu avec lui un traité d'amitié*. C'est alors que le mouvement des peuples celtiquea se tourna avec plus de violence contre l'Italie : alors viennent ces horribles expéditions de brigandage poussées par-dessus l'Apennin jusqu'à Tarente, qu'un grand historien a appelées la première étape de la des-

*) C'est ainsi que Justin (XXIV, 2, 3) raconte le fait. Elle s'en alla en Egypte et se maria plus tard avec son frère Ptolémée Philadelphe. C'est à elle probablement que fait allusion Plutarque dans la Coïisolation à ApollonioSy 19.

') Il est impossible de savoir quels Celtes avaient envoyé à Alexandre l'ambassade qui vint (Diodoh., XVII, 113) ou qu'on dit être venue (Arrian., VII, 15, 4) à Babylone en 323. Ce serait dépasser les limites de ma lâche que de m'étendre, à propos de ces questions ou d'autres semblables, sur les travaux des celtologues. J'ai appelé les Autariates « Illyriens », d'après Strabon et d'autres auteurs. Quant aux vers curieux du Géryon du comique Éphippos (Athen., VIII, p. 346), qui paraissent dater des premières années d'Alexandre, et notamment le conseil donné au Maxeôwv àpxwv : -jgevvù Ke/.Toù;, {iri npojxaudiri;, j*ai essayé autrefois de les expliquer {Zeitschr, fur Altenh,, 1836. p. 1120}.

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