‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 412 sur 457 · DÉFAITE ET MORT DE CÉRAUNOS [IV · texte numérisé non relu

DÉFAITE ET MORT DE CÉRAUNOS [IV

Monounios elles Dardaniens, à Teffrayante nouvelle du dépari des Celtes, envoyèrent des ambassadeurs au roi de Macédoine pour lui offrir la paix et une alliance, avec la coopération de 20,000 soldats, il repoussa leur offre : c'en serait fait de la Macédoine, si le peuple qui avait subjugué tout TOrient avait besoin du secours des Dardaniens pour la défense de ses frontières.

Déjà le torrent des hordes celtiques, conduites par Bolgios, se répandait sur Tlllyrie, et s'approchait de la frontière occidentale de la Macédoine. Ptolémée se moqua de Toffre qu'ils firent d'épargner la Macédoine si on voulait leur payer un tribut : c'était l'effet de la terreur inspirée aux Celtes par les armes macédoniennes; il ne leur accorderait la paix qu'à condition qu'ils livreraient leurs princes comme otages et remcl- Iraient leurs armes. Peu de jours après, les Celtes sont sur le territoire macédonien. En vain les amis du roi lui conseillent de ne pas livrer de bataille avant d'avoir concentré toutes ses troupes : avec une folle témérité, il s'avance au-devant d'un ennemi supérieur en nombre et risque la bataille. Les Macédoniens ne peuvent résister à la supériorité numérique des Barbares, à leur impétuosité ; ils reculent; l'éléphant qui porte le roi tombe blessé ; le roi lui-même, criblé de blessures, tombe respirant encore entre les mains des Celtes, qui regorgent et portent, comme un trophée de vicloire, sa tête au bout d'une lance * ; l'armée est en partie massacrée, en partie faite prisonnière; sans plus trouver de résistance, la horde sauvage se répand dans le pays et le pille. Seules les murailles des villes, que les Barbares ne savent pas prendre d'assaut, offrent encore quelque protection : le plat pays est tout entier en leur pouvoir ; ils y exercent, selon leur horrible coutume, le pillage, l'incendie et le meurtre; l'amour le plus effréné du butin est le seul sentiment qui les conduise.

Après la mort de Plolémée % son frère Méléagre prit la cou-

*) JcsTiN., XXIV, 5. Memnon, c. 14.

') Occisus est postquam anno uno et memihus guinque regnaveraty Ua ut computetuv temptis regni ejm ab 01. CXXIV, 4 usque ad qidntum menscm anniprimi 01. CXXV {PoRPHYR. ap. Euseb. Arm. p. 235 éd. Schœne). Porphyre, comme son contemporain Eusèbe, compte les années à la mode julienne, de sorte qu'il place la mort de Ptolémée Céraunos en mai 279.

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