‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 414 sur 457 · OL. cxxv, 2] troisième invasion t)ES celtes · texte numérisé non relu

OL. cxxv, 2] troisième invasion t)ES celtes

n'y avait, disait-il, qu'à marchor contre ces êtres chétifs pour les battre : immeijses étaient les trésors qu'ils possédaient, les ex-votos en or dans leurs temples, les ustensiles d'argent dont ils se servaient dans leurs banquets *. Aussi une nouvelle expédition fut-elle résolue ; d'énormes masses armées se rassemblèrent, t52,Û>00 hommes à pied, dit-on, et 20,400 cavaliers^ dont chacun était accompagné de deux valets armés, au total, une armée de plus de 200,000 combattants, sans compter les femmes, les enfants et les vieillards*. C'est au printemps de 278 qu'ils se mirent en route. '^Une fois sur le territoire des Dardaniens, une troupe de 20,000 hommes, sous Léonnorios et Lotarios, se détacha, par mésintelligence, de la masse principale et prît la direction de Test ; Brennos, avec le reste de Tarmée, marcha vers le sud pour atteindre la Macédoine ^

Sosthène appela les Macédoniens aux armes et se défendit contre ces redoutables ennemis ; ce n'est pas sans avoir subi des pertes considérables qu'ils continuèrent leur marche vers la Thessalîe *.

La Grèce apprit avec épouvante l'approche des Barbares ; on se hâta de faire des armements. C'est aux Thermopyles qu'on voulait marcher contre l'ennemi : il semblait que là il était possible de le repousser. Il fallait cette frayeur extrême et le danger commun pour grouper ceux qui se sentaient les premiers menacés ; les Péloponnésiens restèrent chez eux, en se disant que les Barbares n'avaient pas de vaisseaux pour passer jusque chez eux, et qu'ils défendraient aisément la route de terre derrière les murailles et les retranchements de

*) PoLY^N., VII, 35. PausaiN,, X, 19, 5.

*) Ces chiffres sont ceux de Pausanias (/oc. cit.). Diodore (XXII, 9, \) parle de 150,000 « porte-boucliers >> (Oupsoçépoi) gaulois et de 10,000 cavaliers, sans compter les équipages, où figurent 2,000 chariots. Justin (XXIV, 6) donne 150,000 hommes de pied et 15,000 cavaliers.

3) Ibi (dans le pays des Dardaniens) seditio orta est .. secessione farta a Brenno in Thraciam iter averltint (Liv., XXXVIlï, 16). Cf. Siio., s. v. TaXatat (extrait de Polybe) ; Memnon^c. 15, 3.

♦) D'après Justin (XXIV, 5, 2), Sosthène est battu ^ar les Celtes, tandis que Diodore (XXII, 9, 1) raconte les choses comme ci-dessus. Eusèbe (I, p. 236 éd. Schœne) dit: SwtrOlvYjç 8è Bplwov èlsXaaa;. . . Pausanias (X, 23, 9) indique d'une façon très précise la date de l'incursion de Brennos en pays grec : il la place sous l'archontat d'Anaxicrate (01. CXXV, 2', c'est-à-dire en 279/8.

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