PRÉPARATIFS DES HELLÈNES [IV
risthme*. Parmi les Hellènes d'au-delà de Tlsthme, les Béotiens mirent sous les armes 10,000 hoplites et 500 cavaliers; les Phocidiens, 3,000 hoplites et 500 cavaliers; les Locriens Opon tiens, 700 hommes d'infanterie ; les Mégariens, 400 hommes et quelques cavaliers ; les Étoliens, 7,000 hommes pesamment armés, avec des troupes légères et des cavaliers en nombre considérable ^ ; ce sont eux qui fournirent le plus grand nombre de soldats; d'Athènes vinrent 1,000 hommes d'infanterie et 500 cavaliers, et en outre, toutes les trirèmes qui pouvaient prendre la mer ^. L'armée alliée reçut, en fait de troupes royales, 800 hommes d'Antiochos sous Télésarchos, et 500 d'Antigone sous Aristodémos. Même en tenant compte de ce que la partie de la Grèce dont les villes prirent part à cette guerre était précisément celle qui avait été le plu» durement éprouvée par la peste, il faut avouer que le nombre des troupes mises en campagne était peu considérable ; dans la guerre Lamiaque, Athènes avait encore pu mettre sur pied un effectif plus que quadruple ; mais il faut dire que, du moment que les citoyens ne prenaient plus les armes et que rÉtat engageait des mercenaires, les caisses publiques
^) Pausanias (VII, 6, 4) paraît avoir particulièrement en vue ici les Achéens : du moins, la conduite des autres Péloponnésiens est dictée par d'autres raisons encore. A propos des Messéniens (IV, 28, 2), il dit qu'ils n'ont pu se mettre en campagne, parce que Cléonymos et les Spartiates n'avaient pas voulu faire la paix avec eux : naturellement, la Messénie n'était pas alors au pouvoir d'Antigone. Les Arcadiens non plus (surtout probablement ceux de Mégalopolis) ne sortirent pas de chez eux, par crainte de Sparte (Pausan., VIII, 6); par conséquent, Antigone n'était pas non plus maître du pays. La politique Spartiate servait partout les intérêts de l'Egypte, et certainement, quoi qu'en dise Callimaque (Hymn, in Del. 184), l'hypothèse que l'Egypte aurait envoyé une flotte au secours des Hellènes menacés par les Celtes est insoutenable.
') Il manque au nombre des hommes armés à la légère, tel que le donne Pausanias (90 hommes), un second chiffre qui exprimait les milliers, car Pausanias dit : AtTtoXôv ôè TcXettrcYj erévero «rcpaxia, plus, par conséquent, que les 10,500 Béotiens.
3) -cpiT^peiçaî itX(ot(iot i:&aa: (Pausan., X, 20, 3). Il ne parle que de trirèmes, sans dire combien il y en avait. Ce qui est plus étonnant encore, c'est que, dans une inscription dont il sera question plus loin (p. 638), il n'est même pas fait mention de l'envoi des vaisseaux. On se contente de dire: iôîjiioc È^éiie{Aiiev TO'j; te ÈkiXéxtou; xai xoy; licneî; ayvaywvioujxévou; v«èp tÎ)C xoivf,; c7(0Tr,p':a; (C. ï. Ame, II, n» 323).