OL. cxxv, 2] les celtes aux thermopyles
n'élaient certainement pas en mesure de fournir davanlage *.
Lorsque celte armée hellénique, forte à peine de 30,000 hommes, fut réunie aux Thermopyles, arriva la nouvelle que les Celtes avaient pénétré dans la Phlhiotide. Des troupes légères et des cavaliers furent envoyés sur le Sperchios, pour démolir les ponts et mettre le plus d'obstacles possible au passage. Brennos arriva; voyant que le rivage opposé était occupé, il envoya à Tentrée de la nuit 10,000 hommes, pour franchir le fleuve plus bas, à Tendroit où il coule lentement à travers des marais et des prairies ; le lendemain matin, ils étaient tous de l'autre côté, et Tavant-garde hellénique se retira en toute hâte. Alors Brennos obligea les riverains du Sperchios à établir de nouveaux ponts à la place de ceux qui avaient été rompus : ils s*acquiltèrent rapidement de cette besogne, non seulement par crainte des Barbares, mais aussi dans Tespoir d'être bientôt débarrassés d'eux. Aussitôt les Celtes franchirent le fleuve et marchèrent sur Héraclée; ils pillèrent et dévastèrent les environs, tuant les habitants dans la campagne ; des déserteurs vinrent du camp des Hellènes, rapportant que le défilé était barré et rempli de troupes de telle et telle ville. Sans perdre son temps à essayer de prendre d'assaut Héraclée, qui, quoique hostile aux Étoliens parce qu'ils l'avaient forcée à adhérer à leur Ligue, était néanmoins prête à se défendre avec acharnement, Brennos marcha en toute hâte vers le défilé. Il s'y engagea une chaude bataille ; protégés par leur position autant que par leurs lourdes armures, appuyés parles vaisseaux qui s'étaient approchés aussi près que possible du rivage et lançaient des projectiles de toute nature, les Hellènes défendirent le passage avec succès ; les Celtes furent forcés de battre en retraite.
Sept jours après, Brennos essaya de s'emparer du sentier qui d'Héraclée conduit de l'autre côté de TŒta; un riche
*) Paasanias (X, 20,5) dit: */ai f,y£|iovtav outoi (les Athéniens) xat àÇîwjia SÎ-/OV To àp'/aîbv. Vu le petit effectif qu'envoya Athènes, la chose parait bien invraisemblable. Le stratège de la Ligue étolienne alors en fonctions, Eurydaraos, le premier fonctionnaire de cette nature que nous puissions signaler avec certitude, n'est pas cité à l'armée des Thermopyles. Il est probable qu'il n'y eut pas de commandant en chef à la tète de l'armée des alliés.