Antiphate
chonle Philippos, et alors les autres indications chronologiques fournies par l'inscription tombent à faux, ou bien le nom de OAIAIIN vient d'une source authentique, auquel cas il ne peut appartenir qu'à 01. CXXI, 3, et alors toutes les autres dates contenues dans rinscription sont encore plus inexactes. En définitive, le document est ou bien un galimatias savant du temps des Césars, ou une des falsifications, assez nombreuses, dit-on, qui n'auraient pas dû trouver place dans le dernier volume du Corpus Insci iptionum (irœcantm.
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C'est la troisième Alexandrie dans le catalogue d*Étienne de Byzance.
Pour apprécier le temps d'Alexandre et des Diadoques, il faut tenir compte d'une bibliographie considérable d'ouvrages théoriques « sur la Royauté • adressés à Alexandre lui-même, à Antigone, à Cassandre, à Ptolémée, etcJ . On se met à l'œuvre après mûre réflexion : on veut gouverner et administrer d'une façon rationnelle. Un fait particulièrement instructif à ce point de yue, ce sont les rapports de Démétrios de Phalère, qui avait cherché à régulariser dans ce sens la constitution d'Athènes, avec le premier Lagide : xiù ^affiXet irap-^vei xu Tztç\ ^OLoikeloLÇ xat Yiyeiiovîa; pig>.îa xTâffOai xa\ àvatYivwaxetv* — xa\ ev AlyOîcrw vo|ioôe(ita; rip\i ^,
On se représente volontiers Alexandre comme un franc aventurier, que pousse sans cesse plus loin une insatiable avidité de conquêtes ; on s'imagine qu'il agissait sous l'impulsion aveugle de la passion, et que le caprice ou l'impression du moment lui dictait ses mesures. On trouve en lui un tout autre homme quand on l'examine de près : c'est avec pleine conscience de son but, avec sûreté et conséquence qu'il travaille à provoquer une fusion de l'élément helléno- macédonien avec l'Orient. Ce n'est pas seulement en matière de costume et d'étiquette qu'il se rapproche, lui et sa cour, de la mode asiatique ; il se marie à Suse, avec ses généraux et bon nombre de ses guerriers; il a fait dresser au service militaire, à la mode macédonienne, des jeunes garçons de race asiatique, et il les incorpore à son armée : surtout, il emploie pour arriver à son but le système des colonies appliqué sur une large échelle.
Mais là encore, n'aurait-il suivi par hasard que les suggestions momentanées de la fantaisie? On est en droit de penser que l'influence de son grand précepteur a continuée s'exercer sur lui. Aristote n'a pas seulement écrit pour lui le livre IlepV paaiXEia;, iratSeuwv avTov, Sirwc ôeT padtXcuciv* : on avait encore de sa plume un écrit intitulé : 'AXIÇavSpo c îj û«^p ànotxiwv *. Les deux ouvrages sont compris dans l'intéressante notice d'Ammonios : r^ oaa ipiavrfitiç 'Wo 'AXeÇavSpou toO Max£$6voc pa<Ti).eCa; itep\ te xai onw; Seî Ta; âicoix(ac icoieîdOai yeypaçvixev ®,
Si Alexandre se fît envoyer en Asie par Harpale ï Histoire de Pbilistos en même temps que les œuvres des trois tragiques, ce n'était pas qu'il se sentît du goût pour les façons serviles (r,8ô; te xoXaxixov xa\ (iixpiXoyov) que Ton reproche à cet homme d'État jadis ami de Denys. Ce n'était pas une idée nouvelle et propre à Alexandre que celle d'achever par des colonies l'occupation militaire des pays conquis ; mais la façon dont il fonda ces
Ij On en trouve une liste assez ample et pourtant encore incomplète dans ËBEnT, Diss. Sic. y I, p. 658 qq. — 2) Plut., Apophth.reg. —3) ^ëlian., Var, HisL, m, n. Cf. DiOG. Laert., V, 78. — 4) Ammon., Vit, Arist. ap. Westermaun, Biogr., p. 401, 3. Aristt. /r. 78 éd. Rose. — 5) Hksych. n'*22. uitsp àitoixwv (Dioo. Laert., V, 22). Le caractère apocryphe de cet écrit ne me parait nullement démontré par Rose [Atnst. pseudepigraphusj p. 95), et je croirais encore moins que le />. 81 vient de cet ouvrage et se trouve être apocryphe pour celte raison. — 6) ap. Rose, Arist. fragm. XIV, p. 1489.
658 LES COLONIES b'alexandre [append. Ul, 1
n'intéressant pas directement mon sujet, tout ce que Ton pourrait compter de fondations analogues, à Touest de la Syrte et dans les contrées d'Europe. Je passe sous silence les localités dont le nom n'est qu'une traduction en grec du nom indigène, comme on en voit déjà dans Hérodote à propos de rÉgypte : je cite avant tout celles dont la fondation gréco-macédonienne est expressément attestée ou se reconnaît à leur nom, emprunté soit à des personnages princiers, soit à des villes de la mère-patrie. On a cru devoir en ajouter quelques autres, d'après des conjectures plus ou moins sûres, au risque, il est vrai, de laisser se glisser dans la liste bien des points douteux. Pour ne pas multiplier ces apports suspects, je me suis interdit d'inscrire sans plus ample informé les villes dont les monnaies portent des inscriptions et figurations grecques, ou dont les ruines offrent des vestiges d'architecture grecque : le nombre des villes à citer dans les régions en deçà du Tigre se serait par là démesurément accru. Enfin, je ne descendrai pas ou je ne descendrai qu'exceptionnellement plus bas que le milieu du i" siècle avant l'ère chrétienne ; il ne sera donc pas question ici des fondations des généraux et des Césars romains, ou de celles des princes juifs, bien qu'elles se rattachent encore à certains égards au système inauguré par Alexandre.