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APPEND. 111, 2] COLONIES DE LYDIE

près Malalas ', l'ancienne localité indigène s'appelait Souga, et non pas, par conséquent, Bilhalbe, Sur cettn première Hellénopolis, on trouve dans VEtymologicum Magnum^ le renseignement suivant, tiré d'Apollodore : "AtTaXo; èx twv 'E».r,vîSwv TcèXetuv oixi^xopa; erjvayaywv ïx-ckk ïi^Xiv xai d)voii.a- <TEv a'jTTjv *EX)iyjv67coXiv. Bien qu'Ktienne de Byzance sépare les articles Hella et Hellénopolis, j'incline cependant à considérer ces deux localités comme identiques. Attale II adonné au lac d'Artyne le nom d'Apolloniade en l'honneur dfc sa mère ' : c'est son père Attale I", l'époux d'Apollonia, qui en 205 a combattu à Booscéphala? contre Prusias de Bithynie S et combattu avec succès, comme le montre Tenchaînement des faits ; le domaine des rois de Fergame a dû s'étendre, à l'époque, jusqu'au Rhyndacos. Je suppose donc que THella dont Polybe parlait dans son XVÏ* livre, c'est-à-dire trois ou quatre ans après cette guerre, est identique à Hellénopolis, et que c'était le port des Pergaméniens sur la Propontide, une possession à laquelle ils devaient attacher la plus grande importance.

En fait de villes fondées par les princes de Pergame, il y en a encore deux en Lydie qu'on peut leur attribuer avec certitude : l'une, Attalia, Tcpotepov 'AypÔEipa y; *AU6e'.pa xa^oujuv/j, est sur l'Hermos, à l'endroit où il débouche dans la plaine de Sardes ; l'autre, Philadelphia, est à l'entrée de la dite plaine du côté du sud, non loin du Cogamos, qui se jette dans l'Hermos près de Sardes. Pour celle-ci, nous savons d'une façon précise qu'elle est 'ArcdtXou xTt(T|iaToO *iXa5éX?ou. On pourrait tirer grand parti, pour l'étude de ses nombieuses ruines, d'un texte de Jean de Lydie :tt,v 6v AuSîa *aa5éX?Eiav AîyutcTiot èîtoXiffav ^ ; il est possible que, dans cette contrée si souvent éprouvée par les tremblements de terre «, on ait voulu essayer du style massif de l'architecture égyptienne : 8iaTsXoO<Ti itpoaé/.ovceç Toî; 7:d6e<n TT,; yy]; xa"i àp*/iT6XTOvo0vTe; îtpb; avTViv, d^t Strabon'. Jean de Lydie atteste la splendeur de la ville (litxpà; 'AOrjva; èxâXow) » ; E. Cur- TiLS» en a décrit les ruines. — On sait la tendresse d'Eumène II et Attale II pour leur mère Apollonis de Cyzique : la ville d'Apollonide è«wvutx6; è<rtt xr^i KuÇtxYjvîiç 'AttoXXwvi^o; *^. D'après Arundell*», l'emplacement de cette ville est marquée par une inscription qu'il a trouvée au village de Boullana sur l'Hyllos. — Enfin, je tiens à rappeler encore le transfert (lAetoixiaixô;^ des habitants de Gergithe aux sources du Caïcos, opéré par Attale *-.

Sur la côte de Lydie, il y a deux localités anciennes qui méritent d'être mentionnées ici.Smyrne, depuissa destruction par les Lydiens, avait été habitée seulement xtDptr.obv pendant près de quatre cents ans: la ville nouvelle, qui atteignit bientôt un degré peu commun de prospérité, ne fut fondée que par Antigone et Lysimaque-^ Durant ces quatre cents ans, les Smyrnéens

1) Malal., p. 323 éd. Bonn. — 2) Etym. M., s. v. 'EXXriv6woXt;. — 3) Suid., g. V. — 4) Stepii. Bvz., s. v. — 5) Joh. L\d., p. 45 éd. Bonn. — 6) Tac, Ann., II. 47. - 7 ) Strab., XII. p. 579. - 8) Joh. Lyd., p. 75. - 9) E. Curtios m Abhandl. der Berl. Akad., 1873. - 10) Strab., XIH, p. 623. - H) Aru.ndbll, Sev. rhurch., p. 191. - 12) Strab., XHI. p. 616. - 13) Strab., XIV, p. 646, G. Pkrrot [Heviie Archéologique, 1876, p. 41) douuc uuc iuscripUou qui contient une dis-

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ont dû cesser de faire partie de la Ligue ionienne, car ce n'est que plus tard que leur ville, régis Attali et Arsinoes beneficiOj inter lonas est recepla^ l\ a déjà été dit ailleurs qu'Éphèse avait été fondée à nouveau par Lysimaque et avait reçu le nom d'Arsinoé ^ : il sera question plus loin d'une monnaie qui a trait peut-être à cette question.

A rintérieur de la Lydie, nous rencontrons Thyatire, xxToixta Maxsôôvwv, dit Strabon' : seulement, elle n'a pas été colonisée de la façon que raconte Etienne de Byzance : anh SeXeyxou toO Ntxàxopoc Avaiiiâx» woXeiioOvto; xi\ àxouaavTo; Sxt Ouy**^? aÙTû yhfo^tf xr^w 7i6Xiv èxâXE^e SMyixtipoL, Lorsque Séleucos eut le droit de commander dans cette région, après la bataille deCoroupédion, il était déjà fort avancé en âge. — Dans les environs de Thyalire, plus près encore des montagnes qui séparent le bassin de THermos de la Mysie, se trouve la ville de Nacrasa : sa qualité de fondation hellénistique est attestée par une inscription, datant du règne d*Hadrien, qui se termine par les mots : r\ MaxeSovcov NaxpatreiT&v ^ovXtj xa\ v ôr,|io;*. — Quant à la nouvelle colonisation opérée à Magnésie, au sud du bassin de i'Hermos, il en a été question plus haut. — D'après Slrabon, Thyatire est signalée par cer* tains auteurs comme la dernière ville des Mysiens . On pourrait être tenté d'identiOer les Mysomacedones de Pline ^ avec Thyatire et Nacrasa, et, en effet, le texte de Ptolémée semble plaider en faveur de cette hypothèse; mais Pline ^ donne Thyatire comme appartenant au district de -Pergame, tandis que les Mysomacédoniens font partie de celui d'Éphèse , Je n'ai pas réussi à déterminer plus exactement leur habitat; mais, comme Leake a sur sa carte une Nicaea au milieu de la plaine de Cilbiane (évidemment d'après

les monnaies avecla légende NEIKAEHN TON EN KIABIANO), peutêtre la Nicopolis de Hiéroclès"^, et que, d'après Pline •, les CUbiani infermes elsuperiores appartiennent au district d'Éphèse, on pourrait arriver à combiner celte localité avec le nom de la population en question. — Enfin, nous devons accueillir ici l'expression de Pline : Macedones Hyrcani nominiUi ; on lit également sur les monnaies MAKEA- TPRANON*. On pourrait être tenté de chercher leur capitale dans la ville appelée plus tard Hiérocésarée (Cœsarea dans Pline), parce qu'il y avait là un culte de mages "* ; mai» Tacite ^ * et d'autres auteurs distinguent entre les deux villes. D'après Pline, les dits Hyrcaniens appartiennent au xoivbvde Smyrne, et cette Hiérocésarée à celui d'Éphèse. La leçon Mosteni aut (var. et) Macedones Hyrcani dans Tacite" pourrait suggérer l'idée d'identifier ces deux populations, d'autant

position relative à la défense de la ville (Tou;ev xw àvç66<o[«c] TtxaxOai) depuii^ la « tour de Bonne-Espérance «jusqu'à la tour de 1* Abondance (tîjc cùeTi^ptW- 1) ViTBuv., IV, 1. — 2) Voy. ci-dessus, p. 546, 4. 580. Cf. Strab., XIV, p. M. - 3) Strab., Xlir, p. 625. — 4) C. L Gr^c, n» 3522. — 5) Plin., V, 29, § 120. - 6) Plin., V, 30, § 121. — 1) HiEROCL., p. 660. — 8) Plin., V. 29, § 120. - 9) ECKHEL, Doctr, ^umm,, I, 3, p. 105. — 10) Pausan., V, 27. Cf. Tac, ^««.,111- 62 {Persicam apud se Dianam^ delubrum Cyro rege dicatum, d'où répitbète de IlEPSIKH sur les monnaies de la vUle). — H) Tac, Ann,, II, 47. — 12) Tac ibid.

APPëHD. m, 2] COLONIKS DE LV&IE ET DE CAR1I£ 719

plus que les mouvements de l'armée syrienne et de l'armée romaine avant

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graphe, Nyssa; et il dit de même, à propos d'Athymbra ; woXtc Kapta; «pô; Maidévgpw, tjti; jiexà laOta NOffiya ckXt^Otj. Alhymbra a été peut-être englobée dans le synœkisme de la nouvelle ville, ou bien, comme Mastaura', elle était comprise dans son territoire, ou, ce qui est plus probable, Texpression deStrabon : l<m 8' uxnztp 6 iwoXt;',caractérise précisément cette association en partie double. — 11 n*est pas douteux qu'il y ait eu en Carie plus d'une Antioche. La plus célèbre est Antioche sur le Méandre, dont les voyageurs, Feilovvs^ entre autres, ont décrit les ruines; elle était située au confluent du Mosynos, ubi fuere Seminethos et Cranaos oppida^ suivant la remorque de Pline* : le pont représenté sur une monnaie locale^ est celui auquel a trait l'anecdote de Phlégon de Tralles^. — Une seconde Antioche nous est connue par un passage d'Etienne de Byzance : *AXa6avôa . . . -^ içire 'Avrii/cta. Eckhel"^ impute à Etienne une erreur gratuite, en disant que cet auteur place l'Alabanda en question sur le Méandre : on ne peut pas davantage admettre comme sudlsante l'explication adoptée par Eckhel au sujet de ces monnaies parfaitement semblables qui sont signées tantôt ANTIOXEriN» tantôt AAABANAEHN- Parmi les tétradrachmes d'Alexandre catalogués dans la VIo classe, il s'en trouve plusieurs ayant comme signe accessoire le Pégase, qui appartient à cette ville. Les événements politiques font comprendre que l'ancien nom d'Alabanda ait supplanté de bonne heure le nouveau, et déjà Polybe appelle invariablement la ville de son nom ancien : sur une monnaie d'Olacilia on voit reparaître une fois encore le qualificatif AAABANAEHN AAKEAAIMONIHN) qui se trouve expliqué par un passage deStrabon*. 11 est étonnant qu'il ne.se rencontre pas également sur les monnaies de Nysa. — Enfin, Pline dit : Treilles, quœ et Enanthia et Seleiicia et Antiochia dicta* \ de même, Etienne de Byzance écrit: tj itpixepov XeyojiIvyj "AvOcia 5ii tô itoXXà àvÔYi èxÊî TCEçyxévai. Seulement, quand il ajoute : exaXelto xà\ 'Epufiva, c'est une assertion qu'il faut expliquer par le texte de Strabon, àxpav îf/ov^î êpypLvy.v, et qui pourrait bien n'avoir d'autre fondement que ce passage. H est singulier que Strabon, qui pourtant donne des détails sur la population de la ville *°, ne dise rien de ces éléments hellénistiques, hhregia Attali domus de Pline ** et de Vitruve ^* ne prouve pas grand' chose ; du reste, elle ne date certainement pas d'Altale I*', car ce n'est que depuis le congrès d'Apamée que Tralles appartint aux Pergaméniens*'. Les inscriplions de la ville ^* prouvent qu'à l'époque impériale elle avait repris le nom de Tralles, qu'elle portait avant Alexandre. — C'est justement àl'ère des A ttales qu'appartient la ville d'Euménia en Carie, ville mentionnée par Etienne de Byzance et seulement par lui : elle doit avoir été située au nord du Méandre, car,

i) C. 1. Gr^c, n«2943. — 2) Strab., XIV, pp. 648. 650. Cf. Etym. M., s. v. "Axapa. — 3) Fellows, LyctOy p. 27. — 4) Plin. V, 29. — 5) EckhEl, Doctr. Summ, I, 2, p. 572. MiONNET, Suppl.y VI, p. 454. — 6) Phlbo., MiraL, 6. — 7)Eckbbl, ibid. — 8) Strab., XIV, p. 650. — 9) Plin., V, 29. — 10) Sthab., XIV, p. 648. — H) Plin., XXXV, 14. — 12) Vitruv.,!!, 8. —13) Polyb., XX, 27, 10. - 14) C 1. Gr;I£c... II, n«> 2919. 2923 sqq.

APPEND. m, 2] COLONIES DE CARIE ET DE LYCIE 721

lors de ce même congrès d*Apamée» la contrée au sud du fleuve échut aux Rhodiens. — Il y a une colonie qui remonte au temps des Diadoques, c'est Plistarchia (titi; %ai itp^Tepov xfli\ vffxcpov ^HpdtxXeta â)vo|ia<T6tj *), si tant est qu'on doive rapporter ce nom au frère de Cassandre. J'estime néanmoins que c'est bien ainsi qu'il faut comprendre le r\ Xeyop^ 'AXxjt&vi Aâtixo; dont se sert Etienne de Byzance pour distinguer cette Héraclée d'une autre Héraclée, qu'il appelle simplement Kotptac, si toutefois ce passage d'Etienne n'est pas corrompu; car l'autre Héraclée porte aussi, pour se distinguer de son homonyme infiniment plus connue des bords du golfe Latmique, le nom d'AXéaxY), et la leçon originelle dans Etienne de Byzance était : n Xcyoïiivij 'AXpiaxto; fwff6Y«io« *. — Nous laisserons en suspens la question de savoir si les villes mentionnées par Pline '', Lysias oppidum et Orthosia^ cette dernière connue par quantité de médailles, appartiennent bien à notre sujet. — En revanche, nous avons pleine certitude pour Stratonicée. Strabon l'appelle xaxoixia MaxeôAvwv*: Etienne de Byzance convertit l'expression en 116X1; Maxe5ovia; ( et non pas Maiov(ac, comme on a corrigé), et il ajoute : xéxXtjTai Ôè (iTih £xp9iTov{xi)c TYjc 'Avii^^ou yuvaixi;, c'est-à-dire que la ville a été fondée par Antiochos I". Plusieurs auteurs, Pausanias*^ entre autres, attestent que la ville s'est appeliée jadis Chrysaoris (puis Idrias), ou, pour parler plus exactement, les Chrysaoriens subsistèrent, comme le prouvent les inscriptions, à côté des Stratonicéens. L'explication donnée par Bôcrh*, à savoir que Stratonicée était simplement le nom nouveau d'Idrias, laquelle était elle-même une sorte de reconstruction de l'ancienne Chrysaoris, et que l'on continua à appeler Chrysaoris l'ensemble formé par cette ville neuve et l'ancienne Chrysaoris, cette explication, dis-je, a contre elle principalement le fait qu'il n'existe pas une seule monnaie de Chrysaoris, tandis que de Stratonicée nous en avons une quantité, tant autonomes qu'impériales. Strabon donne de la situation un exposé sufBsant et clair. Quant à la « grande ville » d'Aphrodisia-, rien ne nous dit si nous devons nous en occuper ici.

7. — La Lycie, la Pisidie et la Pamphylie, que je vais grouper ensemble, ne sontpas non plus totalement dépourvues de colonies ou de noms hellénistiques. En Lycie, l'idiome indigène paraît s'être maintenu à côté de la langue hellénistique, devenue la langue universelle, plus longtemps que sur aucun autre point du littoral de l'Asie-Mineure. La fédération des villes ly.3iennes parait avoir subsisté sous la domination égyptienne. Sur un point cependant, l'Egypte semble être intervenue de plus près dans les affaires locales. Strabon dit de Patara : IlToXeiialo; h *iXà&X9o«citi<rxcyà<Ta«*Apffivor,v exâXede xyiv èv Auxia, êTCExpâTr^ae l\ to e^ «PX^i^ ovoiwi'. Nous aurons occasion de parler plus loin d'une seconde 'Apaivôri, noXi; AOxxoy. — On ne rencontre ici rien qui ait rapport aux Séleucides, à moins que ce ne soit l'île d'Antiochos en face de Sidyraa (?)".

1) Steph. Byz., 8. V. — 2) La question est traitée tout au long dans le G. I. Gk^c, u» 2761. — 3) Plin., V, 2D. — 4) Strab., XIV, p. 660. — 5)Pau»an.,V, 21, 10. — 6) BbCKH in C. /. Gnec, II, p. 473.-7) Stbab.,X1V,p. 666. - 8) Plw.,

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La première ville du littoral qui soit à coup sûr une ville nouvelle esl Atlalia, sur la côte de Paraphyiie. Etienne de Byzance dit : ol ôà xrjv KiXixîa; K(i6puxov o\JX(a fOL<j\ XêyeirOoit ... œtco 'ArrdXou ^iXoSiXçou XTiffavro; avTr,v : la Corycos de Pamphylie est assez connue, mais toute la phrase jusqu a «rô paraît être une interpolation absurde. — Plus à l'est, à cent stades de l'embouchure de l'Eurymédon, le Stadia$tne * indique une Séleucie ; c'est une ville dont il n'est question nulle part ailleurs : pour ce qui est de la topographie, je ne puis que renvoyer à Leake*. — Le Sladiasme^ signale ensuite une Ptolémaïs, tout contre la frontière de Paraphyiie du côté de la Cilicie: Beaufort *, dans sa description de la côte, précise avec beaucoup de vraisemblance remplacement de la ville ancienne.

A l'intérieur de ces contrées, chose assez étonnante, on ne trouve pas une fondation indiscutable : il faudrait se résigner à accepter comme telle Dion, mentionnée par Etienne de Byzance, et Ménédémion **, toutes deux en Pamphylie : les motifs se déduisent de l'histoire de ces vaillantes tribus des montagnes. Je tiens à ne pas négliger de dire que, comme déjà Polybe'^ parle de parenté entre les Selgiens et les Lacédémoniens, on a expliqué de cette façon le qualificatif que l'on rencontre sur les monnaies de quelques villes. Ainsi, on trouve AAKEAAIM.2ArAAA22EnN ; ailleurs AM- BAAAEON AAKEAAIMON. EAET©.; et même, sur une monnaie autonome de Cibyra, que Mionnet^ insère sans la mentionner dans le catalogue ou dans la description des planches, on lit, entre les pieds du cheval quibonditen avant : AKEAAI* KISTPATHN. Eckhbl était d'avis que c'était si ro. plement une manière d'exprimer TOMONOIA, d'autant que, sur la seule monnaie selgienne où les Lacédémoniens soient nommés, Texpression susvisée se trouve en toutes lettres à côté ; il insistait surtout particulièrement sur le fait que la légende AAKEAAIMHN lArAAAlIOI exige absolument ce complément. Ceci peut être exact sans prouver l'autre proposition. Je dirai plus : cette association ne fait que rendre plus vraisemblable l'opinion que les Sagalassiens se sont réellement crus parents des Spartiates.

8. — Des contrées de l'Asie-Mineure, il nous reste encore à étudier la Cilicie. Je n'ai pas à m'occuper des anciennes fondations helléniques dans cette région, si tant est qu'on veuille en admettre d'après certaines légendes locales qui les donnent pour telles. A partir de la conquête d'Alexandre, la contrée devait, grâce à sa situation intermédiaire, prendre une importance nouvelle : plus les Lagides développaient leur supériorité sur mer, plus les Séleucides devaient tenir à s'assurer autant que possible de la Cilicie, pour rester maîtres de leurs communications avec l'Asie-Mineure. Aussi trouvons-nous dans cette région un nombre considérable de fonda-

1) Gail, Geogr. Mmor., II, p. 475. ~ 2) Leakb, Asia Minor^ p 195. —3) ap. Strab., XIV, p. 667. — 4) Beaufort, p. 166. — 5) Dans Ptolémée et Hiéroclès (p. 681), contre Etienne de Byzance, au mot en question. — 6) I'olvb-, V, 1^' — 7) MiONHiT, Suppl.y tom. V, pi. XII, n« 3.

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d'Antiochos IV, ville située sur l'emplacement de l'ancienne OEniandos*, et mentionnée par Appien', par Ammien Marceilin • et autres.

Outre ces localités dont on peut déterminer l'emplacement, il en reste quelques-unes de situation incertaine. D'abord, une Philadelphie ^, citée par Ptolémée et par Hiéroclès*. — Puis on trouve des monnaies d'une Antioche-sur-Mer (ANTIOXEinN THI nAPALIOY) que Mionnet* place en Cilicie, et avec raison, selon moi : de toutes les Antioches mentionnées jusqu'ici, celle du Cragos est seule assez près de la mer pour pouvoir être appelée icapdtXioc, et cette épithète n'est guère vraisemblable pour la dite localité du Cragos. — Eckhel a publié une monnaie qui porte la légende

ANTIOXEnN TON nPO-. AKOI; il trouve le type, la fabrique et le caractère de l'inscription tout à fait de style cilicien; il a repoussé la restitution de Sestini, qui veut lire wpb; Kpàxo) au lieu de KpaY<î>. — Enfin Etienne de Byzance nous fait connaître encore une Anlioche 'laayp^aç ^ Aaiicim; Xeyo|jL£vYi. Comme, d'après Etienne, ou plutôt d'après Tautorité plus sérieuse d'Alexandre Polyhistor à laquelle il se réfère', la contrée riveraine du Lamos porte le nom de Lamousia, celte ville Lamotide ne peut naturellement pas être identique à celle du Cragos. Ptolémée cite une localité du nom de Lamos, et Strabon dit ; à Aa^io; icoTapib; xa\ xcSpiti 6(jLcovu(jLo;, On serait tenté de chercher dans cette bourgade du littoral l'Antioche en question^ si Hiéroclès' ne citait pas les deux localités l'une après l'autre. La description de Constantin Porphyrogénète ' est évidemment en désordre pour ce qui est de l'ordre d'énumération des lieux, de sorte qu'on ne saurait dire laqueUe de ces villes est celle qu'il appelle 'AvtiôxÊia t| H-t^^p**, le plus probable, c'est qu'il entend par là la ville au pied du Cragos.

Une ville qu'on n'a absolument aucune raison de passer sous silence et que j'ajoute ici, c'est une Stratonicée que Strabon cite à propos de la ville homonyme de Carie *^:^^i 8è xa\ oXXyj StpaTovîxeia tj irpocTù Tatipu xoiXouijivr,, icoXt'xviov Tcpo(ntei|ievov xw è'pei. Etienne de Byzance a tiré son article de Strabon : nulle part ailleurs on ne trouve une trace quelconque de c^te ville, qui pouvait être au pied du Taurus aussi bien en Commagène ou en Cataonie qu'en Cilicie.

Qu'il nous soit permis encore, à titre de rectification, de parler de trois erreurs concernant les villes d'Asie-Mineure. L'erreur de Pline'*, qui met les Atlaletises en Galatie, a déjà été corrigée; on lit maintenant Actalenses. Dans le même passage, le même auteur cite en Galatie les Seleucenses ; il veut parler de Séleucia Sidéra dans la Phrygie pisidienne. Enfin, au mot 'AvTtoxeta, Etienne de Byzance cite, outre l'Antioche de Carie, une Antioche Avôîa;, en ajoutant cette remarque : êxXTQÔTj anh *Avti6*/ov toO 'Ewiçavov;. Or, s'il y a une chose certaine, c'est que cet Antiochos n'avait plus rien à faire

1) Plin., V, 27, § 93. —2) Appian., Afi7/ir/rf.,69. — 3) Amm. Marc, XXII 2, 4. — 4) Cf. Lbake, p. 117. — 5) HiFROCL., p. 710. — - 6) Mionmet, SuppL, VII, p. 193. — 7) Stbph. Byz., s. v. Aa|io;. — 8) Hierocl., p. 709. — 9) Const. PoRPHYR., De Them.^l, 14 (p. 38, tom. III, éd. Bonn). — 10) Strab., XIV, p. 660. — 11) Plw., V, 32, S 147.

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