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APPEND. III, 2] COLONIES DE CHALCIDIQUE

dépasser la crête de cette chaîne (xa\ «dXYjaav elc tyîv 'Âica(utav xt^^p^v êv xcufiY} £xeuoxo66Xb) (var. ScXevxoêôXw) : il se peut que cette Séleucie ait été le bourg de Mezyef, décrit par Burckhardt*, ou la position de Deir-Zoleïb, couverte de ruines importantes qu'il n*apas visitées'.— La Séleucos d*Étienne de Byzance (SéXeuxoc 7c6Xi; icep'i t^ èv Supia *Aica(i.E{a àpoevixûc XEyotiivY}) est-elle distincte de celle dont nous venons de parler, c'est une question que je n'ose trancher ; la proximité de deux villes presque homonymes n'est pas du tout une raison pour les confondre. — Enfin, j'ai encore à inscrire ici, par voie de conjecture, deux villes, Mégare et Apollonia. Strabon les nomme l'une et l'autre à l'occasion de l'insurrection de Démétrios Tryphon : Aapt<j<Ttiç xa\ Kadfftavôv (on trouve un peu plus haut Kodiavwv) xa\ Meyapwv xai .'AîcoXXwvta; xa\ aXXtov toiovtwv, aî avvexéXouv el; Trjv 'Aîcajuiav awa^ai'. Etienne de Byzance cite également Apollonia Suptaç xat* 'Aîcàjuiav. Naturellement, il est complètement impossible de faire même une conjecture au sujet de ces localités : mais je rappelle qu'entre Antigonia et Apamée dans le bassin deTOronte, c'est-à-dire sur une longueur de dix milles géographiques, on ne nous signale aucune fondation hellénistique, et pourtant on ne peut guère douter que les Séleucides n'aient utilisé, pour y fonder un établissement, une localité aussi importante que Test aujourd'hui Schogr, par exemp'e, « une forteresse très solide qui, de concert avec Banas, située à une simple portée de trait, couvrait le cours de l'Oronte* ». Seulement, sur la route d'Antioche à Émèse, on ne trouve pas un seul nom grec, et la Thelminissos ou Chelminissos de Ptolémée doit être un nom étrangement corrompu, si tant est qu'il faille le faire entrer ici dans notre liste.

Une région que la disparition de toute culture a défigurée au point de la rendre méconnaissable, c'est le pays entre l'Oronte et l'Euphrate, la « Parapotamie » de ces deux fleuves, et, dans ce pays, la Chalcidique : un coup d'œil jeté sur la belle carte de Berqhaus montre la quantité de villes et ruines éparses dans ce désert. Il y a au moins deux villes que nous pouvons cataloguer ici avec certitude. Chalcis, qui a donné son nom au pays, est confondue par certains auteurs, anciens et modernes, tantôt, comme fait Pline avec la ville homonyme voisine du Bélos, tantôt, comme Mionnet, avec une autre près du Liban : l'emplacement en est indiqué avec une précision suffisante par les Itinéraires ; sur la Table de Peutinger, la route d'Antioche à Bérœa (Alep)faitun détour de trois milles par Chalcis. L'HAI- OCEPOCdes monnaies ne doit pas désigner le fleuve, comme on pourrait le croire d'après la médaille qui figure dans Mion.net ^ (0A. XAAXI- AEHN- ETTI... OCEIPOCI); ^ légende doit avoir été mal lue. — Au sudest de Chalcis, Ptolémée place Maronée, et Appien, dans la liste citée plus

1) BuRCKHARDT, I. p. 253. - 2) lôirf., p. 260. -^) Strab.,XVI, p. 752. H. KiEPERT fait observer à ce propos que, « comme {Uyaça, en tant que mot grec, n'est que la transcription du sémitique Maghara {caverne), le nom ne prouve rien. » - 4) Aboùlfkda, ap. Burckhahdt, I, p. 512. - 5) Miornet, Suppl., VIII, p. U7, QO 11,

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haut, parle aussi d'une fondation de ce nom remontant aux Séleueides. ^ C'est à cet endroit précisément que se trouve menlionnée Oropos. On derrail transporter cette ville dans le voisinage de TEuphrate, d'après Etienne de Bvzance : t^^i xat tp'Itv) èv Svpta XTivOet^a vicb Nixâxopoc, ictpi r,; o IloXutoTup ev tt; 7cep\ £upia; 9Y)9iv oûtci)* Ztvoçûv cv tkIç àva(ii6Tpr,9cvt xûv op&v ictpi 'AoçiicoXiv xetoOai 'ûptoiriv, TjV icpôtepov TsX(i.t9abv xaXelo^at Otco Tàrv xxiQvnw TavTT)v 6* S^ça^av Otco SIsXsuxov toO Nixàiopo; èictxTivOetaav *Up(i>icov %uh\9' 6ai. .. ; il a dit un peu avant que Séleucos était originaire dOropos en Macédoine, et son témoignage mérite, en tin de compte, plus de contiance que l'assertion de Malalas *, qui le dit natif de Pella. En revanche, pour ce qui est de l'emplacement de cette Oropos, on peut bien avoir des scrupules en songeant àlaTeXâvierao; xwjitj que Théodoret * place non loin de Bérœa, au Telmisus viens de Sozomène', deux noms qui sont bien» ce semble, identiques au Tetmneliso marqué dans ïltinéraire d'Antonin sur la roule d'^pamée à Chalcis, et à la ToX^iiÔcada dePtolémée. Il n'y a absolument aucun moyen ici de trancher la question. — Quant aux villes syriennes delà rive droite de l'Euphrate, nous ferons mieux de les réserver pour plus tard.

2. — La Cœlé-Syrie a été perpétuellement une pomme de discorde enlre les Séleueides et les Lagides ; aussi y rencontre-t-on des établissements de' deux dynasties.

Commençons par la Syrie « creuse n proprement dite, celle qui comprend les vallées entre le Liban et PAntiliban, surtout la vallée du Marsvas et TaùXtuv pa<jiXtx6;.. Je cite en première ligne Laodicée du Liban. VUinérair^ d'Antonin * indique deux routes entre Héliopolis et Émèse, et, sur les deui, Laudicia est à 64 milles romains d'Héliopolis et à 48 milles d'Émèse; ceci fixe l'emplacement de la ville au-dessus du lac de Cades. Ensuite, le témoignage des monnaies (AAOAlKEinN HPOI AlBANfl ou TflN EN Tf! AlBANfl) est une preuve que la ville se trouvait en dehors du Marsyas.du côté du Liban, dont les contreforts s'avancent jusqu'au lac de Cades. EnGo, l'expédition d'Antiochos III, qui part d'Apamée et de Laodicée, at^^r^çW'rifn' |Uvoc TT^v âpfiT^v xài <$tsXQfa>v TT)v epT)(iov evéSaXev ei; xov avXûvai xbv icpoaQCYopcviluvov Map(ruav, cette expédition, dis-je, montre que Laodicée était en dehoR de la région où débouche la vallée du Marsyas, ou, pour parler plus exactement, 0Lpy}\ auToO Aaoôîxeta y) npb; Atêâvo) *, C'est précisément cet évasement de la vallée du Marsyas qui est en même temps le commencement du désert. — Il y a une seconde localité que j'inscris ici, mais sous forme dubitative ; c'est Chalcis. On a toujours identifié jusqu'ici Chalcis près du Bélos avec celle dont il est souvent question dans Josèphe, sans songer qu'il l'appelle expressément tj vitb tû Ai6av(j> XaXxîç^^, Il y a encore une deuxième raison à alléguer. Pompée, venant d'Apamée, a passé par Héliopolis et Chalcis; de là, en franchissant la chaîne qui, partage la Cœlé-Syrie (c'est-à-dire qui sépare le Marsyas de l'Aulon Basilicos), il est arrivé à Pella et ensuite à

i) Malal., p. 203 éd. Bonn. — 2) Théodoret., c. 26. — 3) SoiOM,,HisL Kcci, VI, 34, cité par Wesselitig ad Itin. Anlon.^ p. 195. — 4) Itin. AnU»n,, pp. IW- 199. — 5) Strab., XVI, p. 755. — 6) Joseph., Bell. Jud., VIII, 9, 1.

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Damas * ; c'est une route qui ne pouvait en aucune façon le mener au Bélos. Enfin, Strabon dit de Ptolémée, fils de Mennœos, qu'il avait entre ses mains Chalcis, une ville qui dominait le cours du Marsyas et les cantons montagneux des Iluréens, et même, Chalcis était, dit-il, cSencep ôtxpiicoXi; toO MaptrSov) : ces qualificatifs désignent évidemment une position comme il n'a jamais pu y en avoir nulle part du côté du Bélos. S'il est un point qui mérite le nom d*acropole du Marsyas, c'est Zaleh • ; on ne saurait affirmer que la ville fût de fondation hellénistique, encore que je me croie en droit de lui appliquer la mention d'Etienne de Byzance : 7c6Xtc èv Supta xTt(rOeî<Ta •jTcb MovixoO ToO *Apa5o;. — Une ville absolument inconnue, c'est ApoUoniu en Cœlé-Syrie, qu'Etienne de Byzance distingue nettement de TApoUonia près d'Apamée.

Je vais traiter ici avec quelque détail du défilé de Gerrha et Brochi, dont il sera question plus tard, à propos des événements de l'an 221. Polybe, qui en parle ^ et qui est seul à en parler, dit : « Le Marsyas coule entre le Liban et l'Antiliban, et il se trouve de plus en plus resserré par ces montagnes; de plus, à l'endroit où il est le plus à l'étroit, l'espace est encore rétréci par des marais et des étangs dans lesquels croît le |Jiupr}»ixb; xaXa|Ao;. Ce défilé est dominé d'un côté par Gerrha, de l'autre par Brochi; entre les deux se trouve un étroit sentier («apoôoç) ; Antiochos le trouva barricadé (xà napà TTiv X'Vvrjv (rcsvâ) et essaya vainement de forcer le passage ». Quelques années plus tard, Antioche renouvelle son agression contre la Cœlé- Syrie; il rencontre de nouveau la vallée du Marsyas, et campe it6p\ toc atevà ta xonk répfa itpbc tti \uxa^l xsifiivTi Xt|xvy,. Certains incidents l'obligent à se rabattre au plus vite sur la côte, c'est-à-dire sur Ptolémaïs : il laisse les hoplites en arrière, avec ordre d'assiéger Brochi, xb xsijievov i-nX -cri; Xî|iv*}; xa\ TTjç napASov x<^piov. Mais, à la nouvelle delà marche en avant d'Antiochos, l'ennemi était accouru de Ptolémaïs pour lui barrer xà axevà xà icEp\ BT)puxiv : Antiochos les force néanmoins et descend sur la côte. De là résulte d'abord que les défilés de Béryte se trouvaient en avant de l'armée d'Antiochos, c'est-à-dire plus au sud que ceux de Brochi; ensuite, que les défilés de Brochi ne barrent pas le Marsyas lui-môme, puisque l'armée dut marcher précisément sur les défilés situés plus au sud (dans le voisinage de Zaleh), ceux par où l'on descend à l'ouest vers Beïrout. Ainsi, les défilés de Brochi étaient un passage s'ouvrant dans une direction latérale : au nord de Zaleh, le Marsyas n'est nulle part aussi étroit qu'on pourrait le croire d'après les expressions de Polybe, et il est encore bien moins encombré de marais et de roseaux. Polybe ne se fait pas une idée parfaitement exacte de ce terrain qu'il n'a pas vu de ses yeux. Ce qui doit nous servir de guide, c'est le lac dont il parle. On n'en trouverait guère d'autre dans la région que celui de Limoun, qui se trouve dans les contreforts du Liban, à quatre lieues environ au nord-ouest d'Héliopolis, assise elle-même au pied de l'Antiliban. Sénèque*,

1) Joseph.» Ani. Jud., XIV, 3, 2. Ce doit ôtre Abella que Josèphe met à la place d'Ablla. — 2) Voy. Burckuardt, I, p. 42. — 3) Polyb., V, 61 et 46. — 4) Se?(ec., Qiusst Nat.f 111, 25.

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entre autres auteurs, fait mention de ce lac : d'autres textes ont été recueillis par Mannert'. Le lac faisait partie du domaine d*Aphrodite, qui avait un culte et un temple à Aphaca, localité située à trois lieues de là, du côté de Touest, et visitée par Burckhardt*. « D'Alka, continue ce voyageur, la route monte un wady assez raide; à une demi-heure de là se trouve Aïn- Bahr; trois-quarts d'heure plus loin, une plaine très unie, qui est encore du côté ouest de la cime. Ce coin de terre s'appelle VVady-el-Bordj, à cause d'une petite tour en ruines qui s'y trouve : elle a de trois à quatre lieues de long sur deux de large ». D'après l'opinion d*un spécialiste, il ne faut pas chercher à retrouver dans ce nom de Bordj la Brochi qui nous occupe, mais, comme l'indique d'ailleurs Burckuardt lui-même, le Wady est ainsi nommé de la tour (icupyo;). Ce défilé de u Boucliers et Courroies (y^pp»pp6-/oi) » se distingue d'un autre, que Strabon décrit de la manière suivante; Tûv ToO 'OpivToy iwjywv, at 7c>.y)<tîov toO te AiSavou xat toO IlapaSciaou xai tov Aîyuirrtov xti^ou; icep\ ttjv 'Aica{jL£cav yîjv £t<ri. Le Liban est certainement ici la cime, renommée pour ses cèdres, qui se trouve à l'extrémité nord de ce Wady-el-Bordj ; Paradisos est peut-être le parc dont parle déjà le prophète Amos ', « rÉden qui tient le sceptre », c'est-à-dire qui a qualité de résidence princière : Pococre* le donne pour « un des sites les plus charmants qu'il y ait au monde, sous le rapport de la position, de la vue, de l'eau et de l'agriculture, qui y est florissante ». C'est là que les généraux tinrent leur congrès après la mort de Perdiccas, tandis que l'armée campait tout près de lu, à Marsyas sur l'Oronte : cet Éden se trouve à une heure au nord de ces cèdres du Liban, qui sont eux-mêmes à trois heures des plus hautes sources de l'Oronte. Le défilé que le mur égyptien était destiné à défendre devait être au-dessus de ces sources et livrer passage à la route la plus directe allant de Marsyas en droite ligne à l'ouest de Tripolis. Stark ^ a développé tout au long dans son ouvrage une opinion différente au sujet de ces défilés. On ne voit pas très bien ce que Strabon appelle auXwv ^9«nXix6; : ce ne peut être cependant que la vallée du Chrysorrhoas. A l'issue de cette vallée se trouve la splendide Damas, que je cite ici à cause des paroles de S. Jérôme : donec sub Macedonxbus et Ptolemœis rursum inslauraretur * ; du reste, les mythes locaux paraissent confirmer pleinement l'hellénisation de la ville. — Pline'' dit : Cwle.,. habet LaodicenoSj qui ad Libanum vocantur, Leucadios^ Larissasos. Malheureusement, les énumérations qu'il entasse dans ce chapitre sont tellement enchevêtrées, au point de vue géographique, qu'il n'y a rien à en tirer; mais il y a des monnaies autonomes de la ville de Leucate, sur lesquelles on lit XPYCOPOAC*. La conjecture de Belley, à savoir, que cette Leucate est identique avec l'Abila de Lysanias (ne pas confondre avec 'ASTati TT); Aexait6Xe(i)ç9) ne me paraît pas vraisemblable, attendu qu'Abila était certainement une des tetrarchix barbaris nominibus AT// q"^ Pline se dispense désormais de citer par leurs noms.

1) Mannert, p. 23i. — 2) Burckuardt, p. 70. — 3) Amos.I, 5. — 4) Pococki, H. p. 132. — 5) Stark, Gaza, p. 375. — 6) Hikron., In les, 28. — 7) Pun., V, 23, §81. — 8) EcKHRL, 111, p. 337. — 9) Voy. Burckh\rdt, 1, p. 537.

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Le pays qui s'étend plus loin au sud, entre le Jourdain et le désert d'Arabie, contient encore un nombre considérable de colonies 'grecques. On a parlé plus haut de Dion, de Gérasa, de Pella. Outre ces villes, il y en a une qui fait aussipartie de la Décapole: c'çst Hippos, qui, quel qu'en soit le fondateur, est mentionnée avecGadai'a comme «6Xic *EXXtiv{;>; PAtOïc ev *A(T<jypîotç vaio|ilva Pâdoipotc de Méléagre ' est un titre qui caractérise bien Thellénisme de la Décapole. Du reste, Hippos était située au sud-est du lac de Tibériade '; Gadara, dont des ruines considérables marquent encore remplacement, était au sud de THiéromax ; Etienne de Byzance' fait la remarque que ïfni x(x\ Fadapa xctffiv) Maxedov^acc Ce qui est plus étonnant, c'est que, à propos de cette Gadara de la Décapole, il ajoute : tÎTtç xa\ *AvTi6xeia xa^ SeUvxeta. Peut-être y a-t-il ici une double confusion; en tout cas, Gadara n'est pas identique avec la quatrième Antioche du catalogue d'Etienne de Byzance {\uvxlu xoiXtjc SupCot; xa\ 'ApotSta; Ss(jL(pa(i($oc) ; elle ne Test pas tout au moins avec l'Antioche dont il existe des monnaies des Antonins et autres

empereurs, avec la légende ANTIO. TH. TTP. ITTTT. {ad Hippum, d'après ËCKHEL *], car il existe des monnaies contemporaines de Gadara. — Il a même existé là, peut-être un certain temps seulement, une Antioche, dont nous avons des monnaies à l'effigie d'Antiochos IV, avec la légende :

ANTIOXEnN TflN EHI KAAIPPOHI, ce qui paraît placer la ville sur la Calirrboé qui se jette dans la mer Morte du côté de l'est. Il semble tout à fait imprudent d'identifier cette Antioche avec Édes&e en Mésopotamie, sur la foi d'un indice sans garantie aucune fourni par Pline* : en outre, Etienne de Byzance appelle sa huitième Antioche n lia KaXtp^&Tjc X^ptvtj;, expression absurde, qu'il faudrait compléter ainsi : £ir\ KaXtppitî; xa\ 'AaçaX-rfnôo; >.{|ivrj;«. — Je tiens à mentionner tout au moins r*AvTi6xoy çapotyÇ de Josèphe"^. — Il y a aussi dans cette région une Séleucie; d'après Josèphe, qui la nomme souvent, une fois comme xwjiyî *, elle était située au bord du lac Samachonitide • . — Quant à savoir si la Lysiade que Strabon *<^ mentionne dans les environs de l'embouchure du Jourdain n'est pas plutôt la Liviade que l'on connaît par ailleurs**, c'est une question que je laisse indécise. — Peut-être

1) JosBPH., BelL Jud.j 11,6) 3. — * 2) Mklëaor., Epist. 126 éd. Mauso. -^ 3) Burck* MARDT, p. 437. — 4) EcKHBL, III, p. 347. — 5) PuN., V, 24, §86.-6) D'après S. Jérôme {In les. 13, vol. V, p. 108), Zédékia fut conduit à Antioche, qtue iunc vocabalur Bablalha; cette Riblath de l'Ancien Testament est située dans Je pays de Chamat, qu'il ne faut pas confondre avec Chamath, u la grande ville » (Amos, 6, 2) sur TOronte, plus tard Épiphaola. La Chamat bien plus souvent citée à laquelle appartient Riblath se trouve dans la partie nord-est du domaine des douze tribus, dans la tribu de Naphthali, la plus avancée du côté de Damas. Cela veut-il dire que, là où campait Neboucadnezar, quand il fit crever les yeux à Zédékia prisonnier, il y avait encore une Antioche ? Non. Mais S. Jérôme, comme d'autres commentateurs anciens, a fait erreur en prenant Riblath pour Antioche sur TOronte : on trouve, en effet, Jusque dans la Vulgate {Num, XXXI V, H), descenderunt in Rebla contra fontem Daphnen. — 7) Joseph., BelL Jud., I, 4, 8. — 8) Joseph., Fî7., 37. — 9) Joseph., Bell. Jiid., IV, 1. — 10) Strvb., XVI, p. 763. — 11) Joseph., Ant. Jud., XIV, 1, 4.

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le nom de Décapole appliqué à ces dix villes de la Pérée pourrait-il passer lui-même pour une garantie de leur hellénisation : cependant, pour Boslra, Canatha, nous n'avons aucun témoignage exprès ; pour ^nos, de la Table de Peutinger, on pourrait invoquer le nom hellénique *. — Dès que Ptolémée Philadelphe se fut mis en possession de cette contrée, il ajouta de nouvelles fondations aux anciennes. On connaît surtout Philadelphie, Im^ac^ç xôXic, t, TïpAtcpov "Aji^iiava (Rabbath Ammon), elx' 'AaTàpttj, tU% ^tXadéXfsta àitb IlToXe|iatou xoO 4>tXadéXf ou • ; elle figure déjà dans Polybe • avec son nom indigène. — C'est encore une ville fcmdée par les Lagides que Philotéra *, située tout au bord dujac d'où sort le Jourdain pour entrer dans la plaine de Scythopolis ; comme Antiochos, venant de Sidon, est passé par Philotéra pour aller à Scythopolis, c'est que la ville était du côté ouest du lac tle Tibériade : elle a emprunté son nom à la sœur de Philadelphe. — On trouve également ici une Bérénice : ^<rct xai aXXtj nipX Svpiav, t,v TlêXXav xaXoOai : il faut renoncer à décider si c'est Pella en Pérée, ou si ce n'est pas peut^lre une^AScXXa grécisée. —il y a un problème particulièrement difficile que lait naître un article d'Etienne de Byzance, où cet auteur, après avoir cité deux Arsinoé, ajoute ; xpitr, tcôXi; ISupta; 8v AOXûvf yj iceptfUTpo; aCtr;; ardtdtx ox7a* xKjx^Xia (!)• TETxpTr, t9jc xotXr,ç Sypixç. Celte dernière, personne ne se risquera à en marquer l'emplacement; l'autre ne peut guère être cherchée que dans l'aùXwv paaiXixo;, au-dessus de Damas ; elle doit avoir eu un périmètre considérable, attendu qu'Etienne de Byzance la cite à tout propos : cependant on n'en trouve aucune trace nulle part ailleurs.

Je ne dirai rien des villes nouvelles fondées dans la Palestine proprement dite, attendu que, selon toute apparence, elles appartiennent toutes à l'époque des Hasmonéens, et c'est dans leur histoire qu'il faudrait leur donner place. Mais, sur la côte de la Méditerranée, il nous reste encore quelques points à relever. Il a déjà été question plus haut de Gaza. Azotos, la vieille ville des Philistins, est qualifiée, par Épiphane tout au moins ^, de 116X1; *EXXTÎvto)v. Apollonia xxtà *I67cr,v6 porte un nom qu'on ne peut récuser. Pour Anthédon, je ne trouve aucun autre témoignage que son nom hellénique. Stratonospyrgos a pris plus tard plus d'importance sous le nom de Césarée ; au sujet de son originCi on lit dans le préambule de la I^welle cm : ^Tpaxwv ISpuaaTO icpûTOC, &; tÇ *EXXa8o; àva<rcà; yiyoygy aùt^ç olxiarr^".

En rapprochant deux textes de Josèphe', on voit qu'Aréthuse appartient également à cette côte, ou tout au moins à la région occidentale de la Palestine. — Enfin, la place forte la plus importante pour la défense du littoral est Ptolémaïs, fondée probablement par le deuxième Lagide sur lem-

1) H. KiEPERT fait observer ici que a iËnos peut être tout simplement ain (source) ». — 2) Stkpb. Byz., s, v. — 3) Polyb., V, 71. — 4) Steph. Byz., s. v. On trouve dans Polybe (V, 70, 4) ^iXoTepta au lieu de ^tXcoTépa. — 5) Epi- PHAN., Vît, Joh.f éd. Par., tom. II, p. 146. — 6) Steph. Byz., s. v. Plw., V, 12. — 7) H. KiEPBRT fait remarquer ici que « Movers reconnaît dans ce Straton no Phénicien pur sang, précisément à cause de son nom, où Ton retrouve celui d'Astarté ». — 8) Joseph., Ant. Jud., XIV, 4, 4. BelL Jud,, I, 7, 7.

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